Très mauvaise nouvelle pour tous les chômeurs ils vont perdre de l’argent

Avec la nouvelle réforme du chômage, les chômeurs risqueraient bien de se retrouver avec moins d'argent sur leur compte en banque !

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L’année 2023 et 2024 seront, à coup sûr, celles des réformes. Pour les 3 millions de chômeurs en France, de nouvelles règles viennent bousculer les conditions d’attribution de l’allocation chômage.

État des lieux des chômeurs en France

Au deuxième trimestre 2023, le nombre de chômeurs a augmenté de 20 000 par rapport au trimestre précédent. Le chiffre était donc de 2,2 millions de personnes.

D’ailleurs, le taux de chômage au sens du BIT est ainsi quasi stable (+ 0,1 point) à 7,2 % de la population active en France. En revanche, il est inférieur de 0,2 point à son niveau du deuxième trimestre 2022 et de 3,3 points à son pic de mi-2015.

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L’Insee a récemment fait savoir que le taux de chômage des jeunes est nettement supérieur à celui du reste de la population. En 2022, il atteignait par exemple 17,3 % en moyenne sur l’année chez les 15-24 ans.

Contre 6,6 % chez les 25-49 ans et 5,2 % chez les 50 ans ou plus. Avant 25 ans, la plupart des jeunes sont encore en études et peu sont donc actifs. La part des chômeurs parmi les 15-24 ans (7,3 %) se rapproche de celle mesurée parmi les 15-64 ans (5,4 %).

Concernant la parité, le taux de chômage des hommes était proche de celui des femmes en 2022. Pourtant, avant la crise économique de 2008-2009, le taux de chômage des hommes était inférieur à celui des femmes.

Une réforme en préparation

Dans quelques mois, les 3 millions de Français sans emploi vont devoir conjuguer avec la nouvelle réforme du chômage. Cela concerne le paiement des indemnités touchées lorsqu’on est au chômage.

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Si elle aboutit, les personnes dépourvues de travail vont donc perdre de l’argent. En effet, les représentants des chefs d’entreprise (Medef, CPME, U2P) ont proposé à ceux des salariés (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) une modification du système de versement des allocations.

Une démarche qui intervient donc dans le cadre des négociations sur les futures règles du chômage. Pour rappel, celles en vigueur expirent au 31 décembre.

Comme le veut la loi, une personne au chômage touche donc une indemnité en fonction du nombre de jours non travaillés. Si elle est au chômage complet sur un mois qui compte 31 jours, elle percevra ainsi 31 allocations journalières.

Un système bien huilé, qui va peut-être prendre fin. En effet, les organisations patronales préconisent donc de verser les allocations uniquement sur 30 jours.

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Cette nouvelle réforme a un avantage non négligeable pour les chômeurs. Ces derniers savent désormais combien il touchera chaque mois.

Une réforme désavantageuse pour les chômeurs ?

Même si cette réforme possède des avantages, elle a aussi des inconvénients. En effet, comme le précise L’internaute, une année complète au chômage ne sera pas totalement indemnisée.

Cela signifie donc que sur les mois de janvier, mars, mai, juillet, août, octobre et décembre, les chômeurs vont donc se voir amputés d’un jour d’indemnités. En revanche, sur les mois d’avril, juin, septembre et novembre, cela ne change donc rien.

Au mois de février, cela rajouterait donc un ou deux jours d’indemnités en plus. Sur un an, cela ferait donc perdre cinq à six jours d’allocations pour les bénéficiaires.

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Cela représente donc une perte de 170 à 204€ bruts annuels. Cela se veut calculé sur la base du montant médian de l’allocation chômage journalière qui est de 34€ bruts.

Pour le patronat, cette mesure vise donc à « simplifier et améliorer la prévisibilité de l’indemnisation ». Les syndicats dénoncent donc quant à eux « des petits rabotages » et « des mesures [qui] conduisent toujours à une réduction des droits ». L’accord sur l’indemnisation devrait être voté dans les prochains jours.