Elle perd sa pension alimentaire à cause d’une erreur de la CAF

Découvrez les défis auxquels font face les familles monoparentales en France en raison des retards de la CAF dans le traitement des dossiers !

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La vie de nombreuses familles monoparentales repose sur les aides de la CAF. Les retards dans le traitement des dossiers peuvent donc avoir de graves conséquences. Découvrez ce qui arrive à Magalie, une mère célibataire qui se retrouve sans rien à cause de la CAF.

Un retard de la CAF plein de conséquences

Ce n’est plus un secret pour personne. Les aides de la CAF sont précieuses pour beaucoup de Français.

Les familles monoparentales comme celle de Magalie comptent en effet beaucoup sur l’allocation de soutien financier de la CAF. Indispensable pour répondre aux besoins de leurs enfants, la CAF joue un grand rôle.

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Pourtant, les retards dans le traitement des dossiers peuvent mettre en péril la stabilité financière de ces mères isolées. Magalie, élevant seule son fils de 14 ans, en est un exemple frappant.

Lors d’une récente interview, elle témoigne de son expérience très difficile. Elle confie ainsi « Je me suis sortie d’une situation compliquée. J’ai fait ce qu’il fallait. Et je me retrouve avec ce budget en moins. 200 euros, c’est important, vu le contexte. »

Elle poursuit ensuite : « Je fais tout ce qu’il faut, mais parce qu’ils ont du retard, je me retrouve avec ça en moins. Je ne sais pas comment je vais faire. »

Vous l’aurez donc compris. Le retard dans le traitement de son dossier par la CAF a eu des conséquences graves. A cause de cela, elle a eu du mal à arriver à boucler la fin du mois

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Et malheureusement, son cas n’est pas isolé. En effet, de nombreux Français doivent faire face à des retards dans le traitement des dossiers par la CAF.

Une pension alimentaire supprimée ?

Vous l’aurez donc compris. Le problème des impayés dans les pensions alimentaires de la CAF est une réalité pour de nombreuses familles en France. Surtout pour des familles monoparentales.

Les chiffres de la dernière étude du Gouvernement font d’ailleurs très peur. Les chiffres de la Caisse nationale d’allocation familiale parlent d’eux-mêmes. Près de 700 000 familles monoparentales doivent faire face à des impayés.

Concrètement ? Cela représente ainsi 7 pensions alimentaires sur 10 non honorées. Ce n’est donc pas rien.

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Magalie, grâce à son expérience, est un exemple de cette dure réalité. Il faut donc trouver des solutions avec la CAF pour changer cela.

La bonne nouvelle ? Certaines solutions sont proposées, telles que l’intermédiation. Mais attention, elles ne couvrent que les couples séparés depuis 2023. Ce n’est donc pas suffisant.

Des associations comme la « Collective des mères isolées » militent aussi. Elles demandent par exemple un prélèvement à la source obligatoire de la pension alimentaire.

Elles précisent aussi que chaque parent a le devoir de subvenir aux besoins de son enfant. Les membres de l’association, Sarah Margairaz et Dorothée Noël, se pose en effet des questions.

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Lors d’une récente interview, elles confient même : « Pour rappel, dans le Code Civil, il est bien dit que chaque parent doit subvenir aux besoins de son enfant. Au même titre qu’on prélève l’impôt à la source, pourquoi ne prélèverait-on pas la pension alimentaire à la source ? »

Mais ce n’est pas tout. Un groupe de travail se constitue aussi à l’Assemblée nationale. Le but ? Proposer un texte visant à faciliter la vie des parents isolés qui ont une pension alimentaire de la CAF.

Le printemps prochain pourrait donc apporter de gros changements dans la vie de ces familles monoparentales. Affaire à suivre dans quelques mois…