CAF: elle est obligée de rembourser 25 000 euros à cause de ses photos sur Facebook

Il y a peu, une allocataire de la CAF a été contrainte de rembourser 25 000 euros de prestations sociales à cause de ses photos Facebook !

© CAF elle est obligée de rembourser 25 000 euros à cause de ses photos sur Facebook

Voir le sommaire Ne plus voir le sommaire

Les fausses déclarations à la CAF peuvent vous coûter cher, et cette allocataire en a récemment fait les frais à cause de son compte Facebook. Résultat, elle a dû rembourser les 25 000 euros qu’elle a perçus injustement.

Des fraudes à la CAF qui pèse lourd

La CAF a décidé de se prémunir contre les fraudes. Avec les années, les montants sont colossaux et les sommes que les Français doivent rembourser s’allongent.

En moyenne, la fraude s’établit à 8400€, alors qu’elle était à 7900€ un an plus tôt. « On parle de fausses déclarations pour obtenir une prime d’activité, de travail au black ou de personnes qui ne résident pas sur le territoire français », confie Julien Orlandini, directeur de la CAF 83.

À lire CAF: fini le temps perdu pour toucher aides et allocations, le versement sera automatique

Dans le Var, par exemple, les fraudeurs aux aides de la CAF sont de plus en plus nombreux. « La CAF du Var a comptabilisé plus de 17,5 millions d’euros indus », dont 7,2 millions d’euros détournés apprend-on.

Un chiffre colossal, qui est en nette augmentation de 16 % en comparaison à 2021. Grâce au montant net social affiché sur les bulletins de salaire, « les chiffres devraient automatiquement diminuer dans les prochaines années », a assuré la CAF.

Il y a peu, une fraude sociale a été détectée dans le département du Pas-de-Calais par la CAF. Ainsi, une habitante d’Oignies, située à proximité de Lens, aura touché près de 32 000 euros.

Des sommes à rembourser

L’allocataire a fait l’objet d’un arrêt à son domicile. D’après la CAF, la femme de 31 ans avait réalisé une fausse déclaration en tant que parent isolé, lui permettant de bénéficier frauduleusement de nombreuses prestations sociales.

À lire Retraire Agirc-Arrco: les raisons du bonus de 715 euros pour 700 000 retraités

Elle percevait notamment des allocations d’aide au logement, du RSA, des allocations de soutien familial (ASF), des primes d’activité de la CAF. Mais aussi la fameuse prime de Noël.

Placée en garde à vue, cette dernière va être convoquée devant le tribunal judiciaire de Béthune pour répondre de ses actes. Et elle n’est pas la seule à s’être fait prendre la main dans le sac.

Deux sœurs algériennes ont récemment été rattrapées par leurs nombreuses fraudes à la CAF dans le nord de la France. Les deux jeunes femmes touchaient les aides de leur frère handicapé décédé.

Pendant de longs mois, elles ont caché son décès pour empocher les aides qui lui revenait. La Voix du Nord a rapporté que les deux sœurs avaient bénéficié, entre 2014 et 2018, de 389 000 euros, par le biais de chèques de service.

À lire Chèque énergie: la date de versement de cette aide en fonction de votre lieu de résidence

Une allocataire prise la main dans le sac sur Facebook

Cette fois-ci, c’est via les réseaux qu’une allocataire s’est fait attraper. D’après RTL, cette habitante de la région Alpes-de-Haute-Provence percevait des prestations sociales injustement.

Considérée comme mère célibataire isolée, la quinquagénaire vivait en couple. Dès que la fraude a fait l’objet d’une découverte, la principale intéressée s’es vue jugée.

Cette dernière aurait déjà perçu 25 122 euros d’aides sociales sur la période de 2014 à 2018. « C’est en consultant son profil Facebook que la Caf des Alpes-de-Haute-Provence a repéré la fraude », a relevé Midi Libre.

En effet, sur son compte Facebook, la femme de 50 ans partageait des photos de sa vie privée en images. La CAF a finalement compris qu’elle vivait en concubinage avec cet homme de 45 ans.

À lire 60 Millions de consommateurs a trouvé la meilleure crème hydratante de supermarché

Un détail qu’elle semble avoir oublié de déclarer durant toutes ces années. L’organisme social a donc décidé de porter l’affaire en justice et réclame un remboursement de l’argent versé à tort.

En cas de suspicion de fraude sur un dossier, la CAF a le droit de fouiller dans la vie numérique des bénéficiaires de ses prestations sociales. « Il n’y a aucun stratagème, ni volonté de tromper l’allocataire », a fait savoir un expert à BFM Tech.