Vous comptiez planter un amandier solide au cœur du jardin. Pourtant, les jeunes rameaux se sont montrés souples et maigres. Ainsi, voici la taille d’arrivée qui redonne charpente et stabilité.
À l’arrivée au jardin : diagnostic et premiers gestes
À la plantation, le stress affaiblit souvent les pousses. De plus, le vent tire sur les ligatures et déforme les axes. Un amandier mal guidé prend vite de mauvaises habitudes. En bref, commencez par observer l’angle, la vigueur et les blessures.
D’abord, choisissez le bon moment pour intervenir. Ainsi, la première fenêtre se situe en fin d’hiver. Ensuite, agissez par temps sec pour limiter les contaminations. Par conséquent, préparez outils propres et coupe franche avant d’entamer.
Placez un tuteur stable et recentrez le tronc. Puis, décidez de la forme: gobelet ou axe central. En revanche, évitez d’empiler des étages serrés sous le vent. Visez 3 à 4 charpentières, bien réparties et sans frottement.
« Tailler tôt structure l’arbre et sécurise les futures récoltes. »
La taille de formation expliquée
Coupez la tige à 60–80 cm pour lancer la charpente. Ainsi, gardez trois axes bien orientés à 45–60°. Supprimez les rameaux grêles dirigés vers l’intérieur. Votre amandier gagne en lumière, en tenue et en futur fruit.
À lirePlantes résistantes: 4 variétés qui tiennent la canicule et divisent la facture d’eau au jardinDésinfectez entre chaque coupe avec alcool ou flamme. Aussi, réalisez une coupe nette, en biais, à 0,5 cm du bourgeon. Par ailleurs, évitez les plaies supérieures à 3 cm de diamètre. En bref, mastiquez seulement les coupes exposées au ruissellement.
- Choisir 3 à 4 charpentières bien espacées sur le tronc
- Couper par temps sec et hors gel persistant
- Désinfecter les lames entre chaque arbre
- Attacher souplement pour corriger les angles
- Écarter les branches qui se croisent ou frottent
Selon le climat, privilégiez le gobelet en zones ventées. Cependant, l’axe central convient aux espaces étroits et protégés. Ainsi, la sève se répartit mieux et limite les rejets verticaux. Enfin, corrigez doucement avec liens, plutôt que coupes brutales.
Soins après taille et gestion des risques
Travaillez toujours par temps sec pour protéger l’amandier. Ensuite, retirez le bois malade et brûlez les déchets sensibles. De plus, ramassez fruits momifiés pour limiter les spores hivernantes. Par conséquent, la pression de maladies chute dès le printemps.
Arrosez modérément la première année, sans détremper. Ainsi, un paillage de 5–8 cm stabilise fraîcheur et biodiversité. En revanche, évitez l’azote tardif qui allonge des pousses fragiles. Attachez les branches fines avec des liens souples, croisés.
Surveillez monilioses et criblure quand l’air reste humide. Aussi, espacez les charpentières pour sécher vite après pluie. En bref, taillez toujours en dehors des épisodes de gel. Un passage cuivreux hivernal peut rester pertinent en verger sensible.
Les gelées tardives brûlent boutons et jeunes pousses. Ainsi, un site abrité réduit fortement ce risque régional. Par ailleurs, un voile hivernal temporaire peut sauver la floraison. Aussi, un paillis épais limite les chocs thermiques nocturnes.
Quand ne pas tailler et erreurs fréquentes
Évitez de tailler pendant la montée de sève et la floraison. Aussi, n’intervenez pas sous fortes gelées sur l’amandier. En revanche, un éclaircissage doux reste possible en été. Par conséquent, programmez les gros travaux après la période la plus froide.
Ne coupez ni à ras, ni trop loin du bourgeon. Ainsi, conservez un léger bourrelet pour une cicatrice active. Puis, orientez le bourgeon choisi vers l’extérieur de la couronne. Enfin, supprimez les fourches serrées avant qu’elles ne se lignifient.
Apprenez à reconnaître dards et bouquets mixtes fructifères. Ainsi, ne rasez pas tous les courts rameaux porteurs. Conservez un tiers de jeunes pousses pour renouveler la production. De plus, gardez des brindilles bien exposées pour l’initiation florale.
Plan d’action saison par saison
À l’automne, hydratez bien la motte avant la mise en terre. Ensuite, ouvrez large, ameublissez, et plantez l’amandier sans enterrer le collet. Puis, placez un tuteur au vent dominant et attachez en huit. Ensuite, arrosez copieusement pour chasser l’air et plaquer la terre.
En février-mars, réalisez la taille de formation décrite plus haut. Ainsi, limitez la vigueur apicale et étalez la future cime. Aussi, vérifiez l’angle des charpentières après chaque coup de vent. Puis, contrôlez les ligatures et remplacez-les si elles blessent.
Au printemps, guidez les prolongements sans les casser. Ensuite, pincez les rejets verticaux qui concurrencent la structure. Désormais, arrosez peu mais régulièrement en période sèche. Aussi, tendez les liens sans étrangler la croissance printanière.
À lireExtérieur: 3 gestes clés avant fin février et l’erreur qui peut tout ruinerAnnées deux et trois, confirmez la charpente sans surcharger. Ainsi, maintenez 3 à 4 axes et supprimez les doublons faibles. Par conséquent, l’amandier file droit vers des récoltes plus stables. Enfin, ajustez la charge en supprimant fruits en surnombre.
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