Humidité dans la maison : ce geste extérieur oublié évite jusqu’à 38 % des dégâts

Après la pluie, l'humidité menace vos murs. Un simple entretien des gouttières réduit jusqu'à 38 % des dommages et protège la maison.

Après les pluies, votre maison respire‑t‑elle encore bien? L’humidité gagne vite du terrain quand l’eau stagne au pied des murs. Pourtant, un geste dehors, simple et oublié, change souvent la donne.

Le geste extérieur oublié qui protège votre maison

Le geste tient en peu de mots : entretenir, dégager et orienter les gouttières et descentes pluviales. Ainsi, l’eau ne ruisselle plus sur la façade ni vers les fondations. Selon l’analyse relayée par la presse habitat, cette routine éviterait jusqu’à 38 % des dégâts. De plus, elle réduit les risques d’humidité persistante après chaque averse.

Quand une gouttière se bouche, l’eau déborde au plus court chemin. Elle frappe l’enduit, s’infiltre par les microfissures, puis migre vers les planchers. Ainsi, les plinthes gonflent et les joints noircissent. En bref, un petit bouchon peut déclencher une vraie chaîne de dommages.

Le correctif reste à la portée de tous, avec méthode. Après les feuilles ou un coup de vent, vérifiez la continuité du chéneau, les crochets et les joints. Nettoyez les coudes et testez l’écoulement avec un arrosoir. Par conséquent, vous voyez si l’eau file bien loin des fondations.

« L’eau qui n’atteint pas le pied du mur ne l’abîmera pas. »

Pourquoi agir d’abord depuis l’extérieur

La façade et le sol guident l’eau vers ou loin de la maison. Un dévers léger éloigne naturellement les flaques. Ainsi, la pression d’eau le long du mur baisse après chaque pluie. L’humidité peine alors à entrer, même en cas de sols gorgés d’eau.

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Ce geste limite aussi les cycles gel‑dégel sur les soubassements. Par ailleurs, il protège les seuils et les pas de porte. Aussi, il complète les travaux intérieurs sans les remplacer. En revanche, il doit devenir une habitude saisonnière pour rester efficace.

  • Vérifier l’écoulement des gouttières après une grosse averse
  • Dégager feuilles, mousses et nids des descentes pluviales
  • Éloigner le rejet d’eau des fondations, sur un sol en pente
  • Contrôler fissures d’enduit, joints et appuis de fenêtres
  • Observer les zones d’éclaboussures au bas de la façade

Signes d’alerte et erreurs fréquentes

Certains signaux ne trompent pas. Une traînée sale sous la gouttière indique un débordement régulier. De plus, une odeur de renfermé près des plinthes évoque une remontée lente. Dans ces cas, l’humidité gagne déjà du terrain, même sans flaques visibles.

Plusieurs erreurs reviennent souvent autour de la maison. On laisse la descente pluviale se déverser trop près du mur. Aussi, on oublie la pente du terrain au droit des seuils. En revanche, un simple réajustement du rejet d’eau change vite la situation.

Le coût de la prévention reste faible face aux réparations. Ainsi, mieux vaut dégager une descente que refaire un doublage intérieur. Jusqu’à 38 % des dégâts se jouent dehors, par simple entretien régulier. Par conséquent, chaque saison compte, surtout avant les épisodes orageux.

Et si l’eau vient d’ailleurs ?

Une nappe proche, un terrain en pente ou une voirie qui renvoie l’eau compliquent le tableau. Le geste sur les gouttières reste utile, mais il ne suffit pas toujours. De plus, des aménagements de surface peuvent orienter les ruissellements. Ainsi, on diminue la charge d’eau qui atteint la maison.

Pensez aussi aux prises d’air et aux grilles en partie basse. Une entrée d’air obstruée accumule la condensation dans les pièces. Par conséquent, la ventilation ne parvient plus à équilibrer l’humidité résiduelle. Un contrôle visuel régulier aide à maintenir un flux d’air constant.

Plan d’action saison par saison

Au printemps, faites le tour de la maison après les pluies. Inspectez la ligne d’égout du toit et les collecteurs. Ainsi, vous repérez vite les débordements et les traces d’éclaboussures. De plus, un test d’eau simple confirme que l’écoulement reste fluide.

En été, anticipez les orages brefs mais intenses. Les feuilles précoces et les poussières s’accumulent dans les coudes. Aussi, un passage rapide limite l’effet « cascade » sur la façade. L’humidité n’a alors pas le temps de s’installer après un gros grain.

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À l’automne, les feuilles saturent les chéneaux en quelques jours. Agissez par petites étapes, plutôt qu’un grand nettoyage tardif. Par conséquent, l’eau ne déborde pas lors des pluies longues et froides. En hiver, surveillez la fonte de neige autour des descentes pour éviter un retour d’humidité au pied des murs.

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