Chaque année, des milliers de Français se posent la même question : faut-il décaler son départ à la retraite pour obtenir une pension plus élevée ? En 2026, cette interrogation prend une dimension nouvelle avec les dernières évolutions du système. Pourtant, le calcul n’est pas toujours aussi simple qu’il y paraît.
Décaler son départ à la retraite en 2026 : un choix stratégique
Reporter sa cessation d’activité peut sembler séduisant sur le papier. En effet, chaque trimestre supplémentaire travaillé permet d’augmenter le montant de sa pension. Ainsi, de nombreux actifs envisagent cette option pour améliorer leur niveau de vie futur.
Le système de surcote récompense ceux qui prolongent leur carrière au-delà de l’âge légal. Concrètement, cette majoration atteint 1,25 % par trimestre cotisé en plus. Par conséquent, une année entière de travail supplémentaire peut représenter 5 % de pension en plus.
Néanmoins, cette décision implique des sacrifices non négligeables. Le temps passé à travailler ne se récupère jamais. De plus, l’état de santé constitue un facteur déterminant dans ce choix personnel.
« Le gain financier doit être mis en balance avec la qualité de vie et les projets personnels que l’on souhaite réaliser. »
Les chiffres clés à connaître avant de décider
Pour évaluer l’intérêt réel d’un report, il faut d’abord connaître son taux plein. Ce taux correspond au moment où l’on a cotisé suffisamment de trimestres. À partir de là, chaque trimestre génère une surcote avantageuse.
À lireDépart à la retraite : le 1er janvier, la date la plus stratégique pour éviter un mois perdu et profiter de la revalorisationLe point d’équilibre financier se situe généralement entre 10 et 15 ans après le départ à la retraite. Autrement dit, il faut vivre assez longtemps pour rentabiliser les années de travail supplémentaires. Cette donnée mérite réflexion, surtout après 62 ans.
- La surcote s’applique uniquement après l’obtention du taux plein
- Le montant gagné dépend du salaire des dernières années
- L’espérance de vie moyenne influence la rentabilité du choix
- Les revenus du travail restent souvent supérieurs à la pension
- Les droits à la réversion peuvent aussi être impactés
Les avantages concrets d’un report en 2026
Travailler plus longtemps offre d’abord un avantage immédiat : le maintien du salaire. Pour beaucoup, ce revenu dépasse largement la future pension. Ainsi, le niveau de vie reste stable pendant cette période prolongée.
Par ailleurs, continuer à cotiser améliore aussi les droits à d’autres prestations. La complémentaire Agirc-Arrco bénéficie de cette prolongation. Désormais, les points accumulés augmentent proportionnellement au temps travaillé.
Le report permet aussi d’éviter le malus temporaire sur les retraites complémentaires. Ce coefficient de 10 % s’applique pendant trois ans pour ceux qui partent dès l’âge légal. En revanche, un report d’un an suffit à l’annuler complètement.
Sur le plan psychologique, maintenir une activité professionnelle préserve le lien social. Beaucoup d’actifs redoutent l’isolement qui peut accompagner la fin de carrière. Le travail structure le quotidien et donne un sentiment d’utilité.
Quand le report devient moins intéressant
Certaines situations rendent le décalage du départ à la retraite peu pertinent. Les métiers physiquement éprouvants usent le corps prématurément. Dans ces cas, la santé prime sur le gain financier potentiel.
De même, les personnes ayant déjà atteint le plafond de la Sécurité sociale gagnent moins à reporter. Leurs trimestres supplémentaires n’augmentent que faiblement leur pension. Le calcul devient alors défavorable assez rapidement.
Comment évaluer son propre intérêt à décaler
La première étape consiste à demander un relevé de carrière actualisé. Ce document permet de connaître précisément le nombre de trimestres validés. Ensuite, une simulation personnalisée aide à visualiser les différents scénarios.
Le simulateur officiel info-retraite.fr propose des projections fiables et gratuites. Il intègre les régimes de base et complémentaires dans ses calculs. Ainsi, on obtient une vision globale de sa future pension selon l’âge de départ.
À lireDépart à la retraite en 2026 : pourquoi le bon choix devient plus difficile avec l’âge légal à 64 ansIl convient aussi de prendre en compte sa situation familiale et patrimoniale. Un conjoint encore en activité change la donne financière du foyer. Les revenus locatifs ou l’épargne disponible influencent aussi la décision concernant le départ à la retraite.
Les conseillers des caisses de retraite peuvent accompagner cette réflexion. Leurs services sont gratuits et personnalisés pour chaque assuré. Prendre rendez-vous permet d’obtenir des réponses adaptées à son parcours professionnel et à ses attentes pour cette nouvelle étape de vie.
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