Frais de carburant 2026 : les nouveaux barèmes fiscaux pour déclarer vos trajets domicile-travail

Les nouveaux barèmes fiscaux 2026 des frais de carburant peuvent alléger votre déclaration. Voici comment optimiser vos trajets domicile-travail.

Chaque jour, des millions de Français prennent leur véhicule pour se rendre au travail. Le coût du carburant pèse lourd sur leur budget. En 2026, les frais de carburant déductibles évoluent avec de nouveaux barèmes fiscaux qu’il faut connaître.

Frais de carburant 2026 : ce qui change pour votre déclaration d’impôts

L’administration fiscale publie chaque année des barèmes actualisés. Ces grilles permettent aux contribuables de calculer leurs dépenses professionnelles liées au carburant. Elles concernent ceux qui optent pour les frais réels plutôt que l’abattement forfaitaire de 10 %.

Pour l’année fiscale 2026, les montants ont été ajustés. Cette révision tient compte de l’évolution des prix à la pompe. Par conséquent, le montant déductible varie selon la puissance du véhicule et le type de carburant utilisé.

Les barèmes distinguent trois catégories de carburant : le gazole, le super sans plomb et le GPL. Ainsi, un conducteur diesel n’aura pas le même forfait qu’un utilisateur d’essence. Cette distinction permet une estimation plus juste des dépenses réelles.

« Les frais de carburant représentent une part significative des charges déductibles pour les salariés qui parcourent de longues distances. »

Comment fonctionne le barème selon la puissance fiscale ?

La puissance administrative de votre véhicule, exprimée en chevaux fiscaux (CV), détermine le montant applicable. Plus votre voiture est puissante, plus le forfait kilométrique augmente. Cette logique reflète la consommation réelle des moteurs.

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Pour les véhicules de 3 à 4 CV, le barème reste modéré. En revanche, les voitures de 7 CV et plus bénéficient d’un forfait supérieur. Chaque contribuable doit donc vérifier la carte grise de son véhicule avant de remplir sa déclaration.

De plus, les deux-roues motorisés disposent de leur propre grille. Cette catégorie inclut les scooters et motos utilisés pour les trajets professionnels. Le calcul reste identique : puissance multipliée par kilomètres parcourus.

  • Vérifiez la puissance fiscale sur votre carte grise (rubrique P.6)
  • Notez le type de carburant utilisé : gazole, essence ou GPL
  • Calculez précisément vos kilomètres professionnels annuels
  • Conservez tous vos justificatifs de déplacements
  • Comparez avec l’abattement de 10 % pour choisir l’option la plus avantageuse

Barème des frais de carburant : les montants détaillés pour 2026

Les véhicules fonctionnant au gazole affichent généralement des forfaits légèrement inférieurs à l’essence. Cette différence s’explique par le prix historiquement plus bas du diesel. Pourtant, l’écart tend à se réduire ces dernières années.

Le super sans plomb concerne la majorité des véhicules récents. Son barème kilométrique reflète le coût moyen constaté sur le territoire. Les conducteurs essence représentent désormais une part croissante du parc automobile français.

Quant au GPL, ce carburant alternatif bénéficie d’un barème spécifique et avantageux. Son coût à la pompe reste nettement inférieur aux carburants classiques. Par conséquent, le forfait déductible s’adapte à cette réalité économique.

Il est essentiel de préciser que ces montants s’appliquent uniquement aux déplacements professionnels. Les trajets personnels restent exclus du calcul. L’administration peut demander des justificatifs en cas de contrôle.

Frais réels ou abattement : quelle option choisir ?

Avant de déclarer vos frais de carburant, faites une simulation. Comparez le résultat avec l’abattement automatique de 10 %. Seule l’option la plus favorable mérite d’être retenue.

Pour les gros rouleurs, les frais réels s’avèrent souvent plus intéressants. En effet, un salarié parcourant plus de 15 000 km par an pour son travail y trouve généralement son compte. À l’inverse, les trajets courts favorisent l’abattement forfaitaire.

Pensez aussi à inclure d’autres dépenses dans vos frais réels. Les péages, le stationnement et l’entretien peuvent s’ajouter au carburant. Cette approche globale maximise votre déduction fiscale.

Déclarer ses frais de carburant : mode d’emploi pratique

La déclaration s’effectue lors de votre déclaration annuelle de revenus. Vous devez cocher la case correspondant aux frais réels. Ensuite, indiquez le montant total calculé selon le barème officiel.

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Gardez précieusement votre relevé kilométrique professionnel. Ce document doit mentionner chaque trajet : date, destination et motif. Une tenue rigoureuse de ce carnet vous protège en cas de vérification.

Les salariés en télétravail partiel peuvent aussi déduire leurs déplacements. Cependant, seuls les jours de présence au bureau comptent. Ainsi, adaptez votre calcul à votre rythme réel de travail.

Enfin, sachez que le barème des frais de carburant diffère du barème kilométrique complet. Ce dernier inclut l’usure du véhicule et l’assurance. Choisissez la méthode la plus adaptée à votre situation personnelle.

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