Riz contaminé : 60 Millions de consommateurs alerte sur une marque populaire bourrée de pesticides

60 millions de consommateurs révèle la présence d'un pesticide interdit en Europe dans des riz vendus chez Intermarché et des marques leaders.

Chaque jour, des millions de Français font confiance au riz pour leurs repas. Pourtant, une récente enquête de 60 millions de consommateurs vient de jeter un froid sur nos assiettes. Certaines marques très populaires contiennent des résidus de pesticides préoccupants.

Un pesticide interdit en Europe retrouvé dans plusieurs marques

L’association 60 millions de consommateurs a passé au crible de nombreuses références de riz vendues en grande surface. Les résultats ont de quoi inquiéter les familles soucieuses de leur santé. En effet, plusieurs échantillons présentent des traces d’isoprothiolane, un fongicide interdit sur le territoire européen.

Cette substance chimique est utilisée dans certains pays producteurs pour protéger les cultures. Cependant, l’Union européenne a décidé de ne pas l’autoriser en raison de risques potentiels. Par conséquent, sa présence dans nos assiettes soulève des questions légitimes sur les contrôles à l’importation.

La marque Bon-ri figure parmi les références épinglées par cette enquête. L’isoprothiolane a été détecté dans ce riz pourtant très répandu dans les rayons. Ce constat rappelle que le prix bas ne garantit pas toujours une qualité irréprochable.

« Nous avons trouvé des résidus de pesticides dans une proportion significative des échantillons testés. »

Des marques de distributeur concernées

Les marques premiers prix ne sont pas les seules à être pointées du doigt. Ainsi, le riz Saint Eloi, vendu notamment chez Intermarché, contient lui aussi de l’isoprothiolane. Cette découverte montre que le problème touche différents segments du marché.

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Les consommateurs qui pensaient faire un choix sûr en optant pour une marque connue peuvent se sentir trahis. De plus, ces produits sont souvent achetés par des familles avec enfants. La vigilance s’impose donc pour tous, quel que soit le budget.

Le magazine 60 millions de consommateurs recommande de diversifier ses sources de féculents. Alterner entre riz, pâtes, quinoa ou légumineuses permet de réduire l’exposition répétée aux mêmes contaminants.

  • Vérifier l’origine du riz sur l’emballage
  • Privilégier les produits bio ou certifiés
  • Rincer le riz avant cuisson pour éliminer une partie des résidus
  • Varier les marques et les types de féculents
  • Consulter régulièrement les tests comparatifs indépendants

Les grandes marques ne sont pas épargnées par 60 millions de consommateurs

Parmi les références analysées, la marque Ben’s n’échappe pas aux critiques. Ce riz, leader sur le marché français, présente lui aussi des traces d’isoprothiolane. Ce résultat surprend, car cette enseigne bénéficie d’une image qualitative auprès du grand public.

Cette situation met en lumière les limites des contrôles actuels sur les produits importés. En revanche, les autorités sanitaires assurent que les quantités détectées restent sous les seuils réglementaires. Néanmoins, l’accumulation de petites doses inquiète les experts en toxicologie.

Les tests menés par 60 millions de consommateurs révèlent aussi d’autres substances. Certains échantillons contiennent des traces de métaux lourds comme le cadmium ou l’arsenic. Ces éléments se concentrent naturellement dans les rizières, mais leur présence reste préoccupante.

Face à ces constats, plusieurs enseignes ont déjà réagi. Certaines promettent de renforcer leurs cahiers des charges et leurs contrôles fournisseurs. Toutefois, ces engagements devront être vérifiés lors de futures enquêtes.

Comment protéger sa famille au quotidien

Le rinçage du riz avant cuisson constitue un premier geste simple et efficace. Cette habitude, courante dans de nombreuses cultures, permet d’éliminer une partie des résidus présents en surface. Aussi, cuire le riz dans un grand volume d’eau aide à diluer certains contaminants.

Opter pour du riz bio représente une autre piste intéressante. Les cahiers des charges de l’agriculture biologique interdisent l’usage de pesticides de synthèse. Par conséquent, le risque de trouver de l’isoprothiolane dans ces produits reste minime.

L’enquête de 60 millions de consommateurs invite chacun à devenir un consommateur éclairé. Lire les étiquettes, comparer les origines et suivre les alertes sanitaires devient indispensable. Désormais, acheter du riz ne peut plus se faire les yeux fermés.

Un signal d’alarme pour les autorités sanitaires grâce à 60 millions de consommateurs

Cette nouvelle enquête de 60 millions de consommateurs relance le débat sur la sécurité alimentaire. Les importations de riz asiatique représentent une part importante du marché français. Pourtant, les contrôles aux frontières semblent insuffisants pour garantir l’absence totale de substances interdites.

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Les associations de consommateurs demandent un renforcement des moyens alloués aux services de contrôle. De même, elles réclament une meilleure traçabilité des produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Ces mesures permettraient de rassurer les familles.

En attendant des évolutions réglementaires, chaque consommateur peut agir à son niveau. Privilégier le riz français ou européen constitue une option plus sûre. En effet, les producteurs locaux doivent respecter des normes plus strictes sur l’usage des pesticides.

Les résultats publiés par 60 millions de consommateurs rappellent l’importance des tests indépendants. Sans ces enquêtes, de nombreux scandales alimentaires resteraient ignorés du grand public. Votre vigilance et votre curiosité restent vos meilleures alliées pour préserver votre santé.

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