AAH, ASPA ou plus de 65 ans : ces règles peuvent vous exonérer totalement de taxe foncière en 2026

Bénéficiaires de l'AAH, vous pourriez économiser plus de 1 000 euros par an. Vérifiez vite si vous remplissez les critères.

Chaque année, la taxe foncière pèse lourdement sur le budget des propriétaires. Pourtant, de nombreux Français ignorent qu’ils peuvent en être totalement exonérés. Les bénéficiaires de l’AAH, les personnes âgées et celles aux revenus modestes disposent de droits méconnus qui méritent toute leur attention.

Taxe foncière 2026 : qui peut prétendre à une exonération totale ?

La loi prévoit plusieurs cas d’exonération pour la taxe foncière sur les propriétés bâties. Ces dispositifs visent à protéger les foyers les plus fragiles face à cet impôt local. Ainsi, certaines catégories de contribuables peuvent voir leur facture réduite à zéro.

Les personnes percevant l’AAH figurent parmi les premiers concernés par ces mesures. De plus, les titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) bénéficient des mêmes avantages. Par conséquent, des milliers de propriétaires pourraient économiser plusieurs centaines d’euros chaque année.

Les propriétaires de plus de 65 ans constituent une autre catégorie protégée par la législation. Leurs conditions de ressources déterminent leur éligibilité à l’exonération. En revanche, tous ne remplissent pas automatiquement les critères requis.

« Beaucoup de propriétaires modestes paient une taxe qu’ils pourraient légalement éviter, faute d’information. »

Les conditions précises pour les bénéficiaires de l’AAH

Pour obtenir l’exonération, le bénéficiaire de l’AAH doit respecter un plafond de revenus. Ce seuil varie selon la composition du foyer fiscal. Le revenu fiscal de référence de l’année précédente sert de base au calcul.

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Le logement concerné doit constituer la résidence principale du demandeur. Par conséquent, les résidences secondaires restent soumises à l’imposition normale. De même, le propriétaire ne doit pas être soumis à l’impôt sur la fortune immobilière.

  • Percevoir l’AAH au 1er janvier de l’année d’imposition
  • Occuper le bien comme résidence principale
  • Respecter le plafond de revenu fiscal de référence
  • Ne pas être redevable de l’IFI
  • Habiter seul ou avec des personnes à charge

Revenus modestes : des seuils à connaître pour 2026

Les plafonds de ressources évoluent chaque année en fonction de l’inflation. Pour 2026, ces montants seront actualisés par l’administration fiscale. Ainsi, davantage de foyers pourraient devenir éligibles à l’exonération.

Une personne seule doit généralement ne pas dépasser un revenu fiscal de référence d’environ 12 500 euros. Ce seuil augmente pour les couples et les familles avec enfants. Désormais, les services fiscaux appliquent ces critères de manière automatique dans certains cas.

Les propriétaires qui perçoivent l’AAH cumulent souvent plusieurs critères favorables. Leur situation leur permet parfois de bénéficier d’un dégrèvement partiel si l’exonération totale n’est pas accordée. Cette réduction peut atteindre 100 euros pour certains contribuables.

Il convient de vérifier chaque année sa situation auprès du centre des impôts. Un changement de revenus peut modifier les droits du propriétaire. Par conséquent, une veille régulière s’impose pour optimiser sa fiscalité locale.

Comment faire valoir ses droits efficacement ?

La démarche reste simple pour les personnes déjà connues des services fiscaux. L’administration applique souvent l’exonération de façon automatique aux bénéficiaires identifiés. Cependant, certaines situations nécessitent une demande expresse.

Les nouveaux allocataires de l’AAH doivent parfois signaler leur situation. Un simple courrier ou une demande en ligne suffit généralement. En revanche, il faut agir avant la date limite de réclamation pour l’année concernée.

Des économies concrètes pour les propriétaires concernés

L’exonération de taxe foncière représente un gain financier significatif. Dans certaines communes, cet impôt dépasse 1 000 euros par an. Aussi, les propriétaires éligibles ont tout intérêt à vérifier leurs droits.

Les personnes âgées de plus de 65 ans vivant avec de faibles ressources méritent une attention particulière. Leur situation les rend souvent éligibles sans même qu’elles le sachent. Par conséquent, l’information reste la clé pour accéder à ces avantages.

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Les bénéficiaires de l’AAH font partie des publics prioritaires de ces dispositifs sociaux. Leur allocation témoigne déjà d’une situation de handicap reconnue. Ainsi, le législateur a souhaité alléger leur charge fiscale de manière cohérente.

Chaque propriétaire concerné devrait consulter son avis d’imposition avec attention. Les mentions relatives aux exonérations y figurent clairement. Désormais, les outils en ligne facilitent grandement ces vérifications et les démarches associées.

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