PER : pourquoi les Français inquiets pour leur retraite plébiscitent ce placement anti-impôts en 2025

Plus de 10 millions de Français ont déjà ouvert un PER pour alléger leurs impôts et compenser la baisse attendue des pensions.

Face aux incertitudes du système de retraite français, de nombreux épargnants cherchent des solutions pour sécuriser leur avenir. Le PER, ou Plan d’Épargne Retraite, séduit ainsi un nombre croissant de Français. Cette tendance s’explique par des avantages fiscaux attractifs et une inquiétude grandissante face aux évolutions démographiques.

Le PER connaît un succès grandissant auprès des épargnants

Depuis sa création en 2019, ce produit d’épargne a conquis des millions de souscripteurs. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 10 millions de Français détiennent désormais un Plan d’Épargne Retraite. Cette progression témoigne d’un réel besoin de préparation financière à long terme.

Par ailleurs, les versements annuels sur ces contrats augmentent de manière constante. Les épargnants privilégient ce placement pour sa souplesse et ses conditions de sortie. En effet, le capital peut être récupéré en rente viagère ou en capital au moment du départ à la retraite.

De plus, la possibilité de déblocage anticipé rassure les nouveaux souscripteurs. L’achat d’une résidence principale permet notamment d’utiliser son épargne avant l’heure. Cette flexibilité distingue ce produit des anciens dispositifs comme le PERP ou le contrat Madelin.

« Les Français prennent conscience qu’ils devront compléter leur pension de base par une épargne personnelle. »

Une fiscalité qui attire les contribuables les plus imposés

L’avantage fiscal constitue le principal moteur de cette dynamique. Les versements effectués sur un PER sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de certains plafonds. Ainsi, un contribuable fortement imposé peut réduire sa facture fiscale de manière significative.

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Cette déduction s’avère particulièrement intéressante en fin de carrière. À cette période, les revenus atteignent souvent leur niveau maximal. Pourtant, la retraite approchant, le taux d’imposition futur sera généralement plus faible lors de la sortie du contrat.

Les inquiétudes sur les retraites alimentent la collecte

Le contexte démographique français pèse sur les perspectives des actifs. Le ratio entre cotisants et retraités se dégrade année après année. Cette réalité pousse les ménages à anticiper une possible baisse des pensions futures.

Les récentes réformes du système de retraite ont amplifié ces craintes. Le recul de l’âge légal de départ a marqué les esprits. Par conséquent, la confiance dans le régime par répartition s’érode progressivement chez les jeunes générations.

Les professionnels du secteur observent aussi un rajeunissement des souscripteurs. Autrefois réservé aux cadres seniors, ce placement attire désormais les trentenaires. Cette évolution traduit une prise de conscience précoce des enjeux de la retraite.

  • Déduction fiscale des versements selon le revenu imposable
  • Sortie possible en capital ou en rente viagère
  • Déblocage anticipé pour l’achat de la résidence principale
  • Transfert des anciens contrats PERP et Madelin autorisé
  • Gestion pilotée adaptée à l’horizon de placement

Les banques et assureurs intensifient leurs offres

Face à cet engouement, les établissements financiers multiplient les produits attractifs. La concurrence profite aux épargnants, qui bénéficient de frais en baisse. Les contrats en ligne proposent des conditions très compétitives par rapport aux réseaux traditionnels.

La gestion pilotée devient la norme sur ces supports. Elle permet une sécurisation progressive de l’épargne à l’approche de la retraite. Autrement dit, la part d’actifs risqués diminue automatiquement avec le temps.

Des points de vigilance à garder en tête avant de souscrire

Malgré ses atouts, le PER ne convient pas à tous les profils. Les épargnants faiblement imposés tirent peu profit de la déduction fiscale à l’entrée. En revanche, ils subiront une imposition à la sortie sur le capital récupéré.

L’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas exceptionnels. Cette contrainte peut gêner ceux qui ont besoin de liquidités à moyen terme. Il convient donc d’évaluer sa capacité d’épargne longue avant tout engagement.

Les frais varient fortement selon les contrats proposés. Certains prélèvent des commissions élevées sur les versements ou la gestion annuelle. Une comparaison minutieuse s’impose pour optimiser le rendement net de son épargne retraite.

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Enfin, la fiscalité à la sortie mérite une attention particulière. Le capital issu des versements déduits sera soumis à l’impôt sur le revenu. Seules les plus-values bénéficient du prélèvement forfaitaire unique de 30 %.

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