Toutefois, désormais, l’intelligence artificielle s’insère dans chacune de ces étapes. La promesse pour vous ? Moins de temps perdu et davantage de pertinence, grâce aux recommandations, à la recherche améliorée et aux essais virtuels.
Ce basculement ne change pas seulement l’ergonomie des sites marchands ! Il affecte aussi votre confiance et votre tolérance au risque quand vous achetez en ligne. De ce fait, il devient utile de comprendre ce que l’IA modifie vraiment dans vos critères de choix.
Comment l’IA redessine les critères d’achat et l’expérience client ?
Avant tout, l’IA accélère la phase de recherche en mettant plus vite en avant les options les plus plausibles. Résultats ? Des recommandations personnalisées, des moteurs de recherche capables d’interpréter une intention, et même des assistants conversationnels qui synthétisent avis et caractéristiques. Vous demandez-vous pourquoi cela est décisif pour l’achat en ligne ?
Tout simplement parce que, lorsque l’information parait mieux organisée et plus cohérente, l’hésitation diminue et la décision devient plus confortable.
En outre, cette évolution se mesure déjà dans les usages. En effet, une étude de l’IBM Institute for Business Value et de la National Retail Federation, publiée le 7 janvier 2026, indique que 40 % des consommateurs français utilisent l’IA pour les aider dans leurs achats, notamment pour rechercher des produits, consulter des avis ou repérer des offres.
À lireChaise IKEA des années 70: elle vaut plus de 2 300 € aujourd’hui, voici où la trouverMieux, côté entreprises, l’offre s’étoffe : l’INSEE observe une progression de l’utilisation de l’IA entre 2023 et 2024, avec des écarts marqués selon les secteurs (et un commerce qui progresse, même si l’adoption reste minoritaire).
Les innovations concrètes qui modifient l’acte d’achat
Dans l’univers beauté, le cœur du problème est également bien connu : vous achetez souvent une teinte, une texture ou un rendu… sans pouvoir l’essayer comme en magasin. C’est précisément là que les outils d’aide au choix créent de la valeur, en réduisant l’incertitude avant le paiement. Faut-il y voir un simple « gadget » ? Pas vraiment, si l’outil vous aide à éliminer plus vite les mauvaises options et à assumer votre choix.

D’ailleurs, chez Notino France, plusieurs dispositifs illustrent parfaitement ce mouvement ! Le Fragrance Finder, notamment, se présente comme un guide pour sélectionner un parfum à partir de préférences (par exemple, la personne visée et des indications de gout olfactif), avec une promesse de recommandation « en quelques minutes ».
Ensuite, pour le maquillage, Notino met en avant un « miroir virtuel » utilisable en mode selfie afin de visualiser un rendu avec différentes teintes (rouge à lèvres, fond de teint, fards), ainsi que des looks maquillage à essayer directement sur vous. Enfin, l’outil de correspondance de teintes (« Ma teinte parfaite ») propose, à partir de la marque et de la nuance que vous utilisez déjà, d’identifier des équivalences et d’acheter « en toute confiance ».
Quelles conséquences pour la relation marque-client et pour la performance commerciale ?
Quand l’IA et les outils d’essai virtuel sont bien intégrés, ils influencent des indicateurs très concrets : conversion, engagement, réachat, et parfois qualité du choix (donc moins d’achats « à l’aveugle »). La logique est assez intuitive : plus vous avez l’impression de garder la main tout en étant guidé, plus vous avancez vite dans le tunnel d’achat. C’est aussi là que la confiance devient un KPI implicite : si l’outil parait opaque ou intrusif, l’effet peut s’inverser.
À lireIA remplace le recrutement traditionnel en 2025: moins de biais et des embauches plus rapidesLes travaux de McKinsey rappellent également que l’attente de personnalisation est désormais élevée : 71 % des consommateurs s’attendent à des interactions personnalisées et 76 % se disent frustrés quand ce n’est pas le cas. En beauté, la recherche académique va dans le même sens sur le mécanisme psychologique : une expérience en réalité augmentée peut renforcer l’intention d’achat, notamment via le sentiment de contrôle du consommateur.
Tout l’enjeu, pour les marques, consiste donc à concevoir des parcours utiles, explicables et cohérents d’un canal à l’autre, plutôt qu’à empiler des fonctionnalités.
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