Bonne nouvelle pour votre épargne retraite : le plafond de déduction fiscale lié au PER progresse cette année. Cette hausse découle de la revalorisation du plafond de la Sécurité sociale, et elle ouvre plus d’options pour optimiser vos versements. Ainsi, vos marges de manœuvre augmentent sans changer vos habitudes d’épargne.
Ce qui change pour votre PER cette année
Le mécanisme reste simple. Vos versements volontaires sur un PER sont déductibles dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels, avec un plafond global et un plancher de déduction. Désormais, le maximum atteignable grimpe à 37 680 €, tandis que le minimum garanti passe à 4 710 €. Par conséquent, vous pouvez engager plus de capital tout en gardant le même cadre fiscal.
Concrètement, la règle combine un plancher à 10 % du PASS et un plafond à 10 % de 8 PASS. Ce double repère protège les revenus modestes et borne les hauts salaires. De plus, l’État ajuste ces limites avec l’inflation, ce qui maintient le pouvoir d’achat de l’avantage fiscal. Vous profitez ainsi d’une déduction actualisée, sans démarche supplémentaire.
Pourquoi cette hausse compte pour votre budget
La déduction joue directement sur votre impôt. Par exemple, un versement de 2 400 € réduit votre facture de 720 € si vous êtes dans la tranche à 30 %. En revanche, plus votre tranche est élevée, plus l’intérêt augmente. Dès lors, la décision de versement gagne en impact cette année.
« Une hausse de plafond bien utilisée se traduit par un gain fiscal immédiat et un effort d’épargne plus régulier. »
Pour un couple, l’arbitrage compte aussi. Les plafonds sont personnels, mais la déduction s’apprécie au niveau du foyer fiscal. Ainsi, vous pouvez répartir les versements pour exploiter au mieux les tranches marginales de chacun. Cette coordination évite de laisser des plafonds inutilisés.
Comment calculer et utiliser votre plafond
Votre avis d’impôt mentionne un “plafond épargne retraite” utilisable, avec le report des trois dernières années. Cette rubrique détaille votre marge pour l’année en cours et les reliquats disponibles. Aussi, vous pouvez verser selon votre capacité et lisser vos efforts. En bref, la revalorisation renforce cette réserve d’optimisation.
- Repérez votre plafond et vos reports sur l’avis d’impôt.
- Planifiez des versements fractionnés pour lisser l’effort.
- Anticipez la fin d’année pour ajuster au plus juste.
- Arbitrez selon votre tranche marginale d’imposition.
- Conservez les justificatifs de versement en cas de contrôle.
Le report sur trois ans constitue un atout clé. Il rattrape les périodes de revenus bas ou d’oubli de versement. Par conséquent, une prime ou un bonus peuvent servir à mobiliser ces reliquats. Ensuite, vous adaptez le montant pour rester sous le plafond et sécuriser la déduction.
À lireWhatsApp Web: appels et vidéos plus simples et rapides sur navigateur en 2026Autre levier utile, le choix de déduire ou non. Vous pouvez renoncer à la déduction pour privilégier une fiscalité de sortie différente. Cependant, cette option se pense au cas par cas, selon l’horizon et le taux d’imposition présent et futur. Ainsi, le bon réglage dépend de votre trajectoire et de votre besoin de liquidité à terme.
Salariés, indépendants : cas pratiques
Un salarié dans la tranche à 30 % peut viser un versement mensuel régulier. Aussi, un ajustement en fin d’année permet d’utiliser le plafond au plus près. Par exemple, 200 € par mois puis un complément selon la prime représentent une méthode simple. De plus, ce rythme limite l’effort ponctuel sur le budget.
Pour un indépendant, les revenus varient souvent. Dès lors, le report de plafonds sécurise les années faibles. En revanche, une année haute autorise un versement plus ambitieux, tout en restant sous 37 680 €. Par conséquent, la gestion fine du calendrier fiscal devient un vrai levier de pilotage.
Faut-il accélérer, lisser ou attendre ?
Le moment du versement compte. En début d’année, vous profitez d’un long horizon d’investissement. Cependant, un lissage mensuel réduit le risque de mauvais timing. Ainsi, vous combinez discipline d’épargne et optimisation fiscale progressive.
L’allocation au sein du PER reste déterminante. Des fonds à horizon ajustent l’exposition au risque avec l’âge, ce qui rassure les épargnants. De plus, une part diversifiée soutient la performance sur le long terme. Par conséquent, vérifiez les frais, le profil de risque et le pilotage proposé.
Votre stratégie doit servir un projet clair. La retraite dure longtemps, et le capital doit tenir la distance. Aussi, ce cadre fiscal soutient une épargne retraite régulière, avec des versements adaptés à votre vie professionnelle. Dès lors, la hausse des plafonds agit comme un coup de pouce durable pour votre plan financier.
À lirePlacement: livret d’épargne à 6%, vérifiez la fiabilité de la société avant de souscrireCrédit photo © DivertissonsNous



