Retraite : la suspension du départ prive les nés 1964-1968 d’un choix jusqu’en 2026

Nés 1964-1968, votre retraite peut glisser avec les nouvelles règles. Des clés pour sécuriser votre départ d’ici 2026.

Entre règles mouvantes et décisions tardives, la retraite s’est complexifiée. Pourtant, pour les générations 1964–1968, le calendrier semble avancer puis reculer.

Ce qui change pour les générations 1964–1968

La réforme de 2023 a relevé l’âge légal de 62 ans à 64 ans. Ainsi, les paliers s’échelonnent par année de naissance et selon le régime. En revanche, certaines mesures restent transitoires jusqu’à 2026.

De plus, le droit à départ anticipé dépend de la carrière longue. Le suivi des trimestres déclarés crée des écarts avec la réalité. Pour certains, la retraite reste possible mais la date glisse.

Aussi, les caisses ont demandé du temps pour adapter les systèmes. Des circulaires techniques balisent l’instruction, selon un calendrier progressif. Par conséquent, des dossiers nés entre 1964 et 1968 attendent encore.

« J’attends une réponse depuis des mois, je ne sais plus quoi planifier. »

Pourquoi des départs ont été « suspendus »

D’abord, les règles de carrière longue ont changé par paliers. Ainsi, l’ouverture de droit suppose des justificatifs consolidés. Pour certains assurés, la retraite a été repoussée le temps des vérifications.

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Ensuite, la coordination entre régimes crée des délais inattendus. La Cnav, les Carsat et l’Agirc-Arrco ajustent leurs outils. En bref, l’instruction progresse mais reste séquencée par lots.

  • Vérifier chaque trimestre sur le relevé individuel.
  • Demander la régularisation des périodes manquantes.
  • Comparer deux dates de départ et leurs impacts.
  • Solliciter un rendez-vous avec un conseiller retraite.
  • Anticiper un plan de trésorerie sur six à douze mois.

Âge, trimestres et carrières longues: comment s’y retrouver

Le relèvement par génération s’ajoute à l’exigence de durée. Ainsi, la durée peut atteindre 172 trimestres d’ici 2027, soit 43 ans. En cas de manque, la surcote ou la décote s’applique.

Par ailleurs, la carrière longue ouvre selon l’âge de début d’activité. Désormais, quatre bornes existent: avant 16, 18, 20 et 21 ans. La retraite intervient alors plus tôt si tous les critères sont validés.

En revanche, le calcul repose sur les trimestres cotisés. Les trimestres assimilés ne comptent pas toujours de la même façon. Ainsi, un bilan individuel évite des erreurs coûteuses.

Impact financier et organisation personnelle

D’un point de vue budgétaire, chaque mois de plus pèse sur le foyer. Aussi, simuler plusieurs dates de retraite aide à décider sereinement. Par conséquent, un plan d’épargne court terme amortit des écarts.

Côté emploi, la négociation d’un aménagement réduit la pression. Ainsi, temps partiel senior ou CET peuvent sécuriser la transition. En cas d’aidance, formaliser un congé protège le parcours.

Conseils pratiques et points de vigilance jusqu’en 2026

Commencez par récupérer votre relevé de carrière sur chaque régime. Ensuite, vérifiez les périodes manquantes et les assimilations. Ainsi, vous anticipez une liquidation de retraite sans mauvaise surprise.

Saisissez les rendez-vous proposés par votre caisse régionale. Aussi, conservez tous les justificatifs de début de vie active. En bref, centralisez diplômes, contrats, bulletins et attestations.

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Restez attentif aux décrets d’application et aux circulaires métier. Désormais, les mises à jour peuvent modifier l’éligibilité en cours de route. En revanche, n’engagez des frais qu’après notification de retraite confirmée.

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