PER : la hausse de la CSG touche tous les contrats, retraits et rentes plus taxés

Hausse de la CSG en 2025, tous les PER concernés. Anticipez l'effet sur retraits et rentes et ajustez vos choix pour préserver votre net.

La hausse de la CSG sur les produits de placement est désormais actée, et elle touche directement l’épargne retraite. Concrètement, tous les PER seront concernés par ce changement, quelle que soit leur date d’ouverture. Vous vous interrogez sur l’impact réel sur vos retraits, vos intérêts et vos choix fiscaux ? Voici les repères utiles pour décider sereinement.

Ce qui change depuis 2025 et pourquoi cela compte

Le gouvernement a confirmé une augmentation de la part de CSG prélevée sur les revenus du capital. Dans ce cadre, les gains issus de l’épargne retraite entrent dans le périmètre, sans exception. Pourtant, le taux global des prélèvements sociaux reste inchangé à 17,2 %, ce qui signifie un déplacement de curseur entre composantes. Ainsi, la mécanique interne évolue, mais l’enveloppe totale de prélèvements demeure stable.

Ce mouvement s’applique aux intérêts et plus-values constatés depuis le 1er janvier 2025. Pour un retrait en capital, la part des gains est visée. En revanche, pour une sortie en rente, la fiscalité sociale suit les règles des pensions, avec l’effet de la nouvelle CSG. Aussi, les arbitrages récents doivent être relus à l’aune de cette date d’effet.

L’information clé tient à l’universalité du champ d’application. Les contrats adossés à une assurance et ceux en compte-titres sont traités de manière homogène. Désormais, l’ancienneté du contrat ne change rien à l’assiette touchée par la nouvelle répartition des prélèvements sociaux. Par conséquent, un PER ouvert avant 2025 n’échappe pas à la règle.

« Depuis le 1er janvier 2025, les gains de l’épargne retraite supportent une CSG relevée, sans modifier le total à 17,2 %. »

Impact concret pour votre épargne retraite

Pour un retrait en capital, la base imposable reste ventilée entre capital et gains. Le capital déjà déduit du revenu est, lui, soumis à l’impôt au barème, tandis que les gains supportent les prélèvements sociaux. Ainsi, la part de CSG augmente dans cette enveloppe, même si le total demeure le même. En bref, le net perçu peut varier légèrement selon votre fiscalité et vos choix.

À lirePER : déduisez jusqu’à 38 448 € de votre revenu imposable avant fin 2025

Pour une sortie en rente, la logique est différente, mais l’effet existe. Les rentes sont traitées comme des pensions, avec application des contributions sociales. En revanche, la temporalité est lissée dans le temps, ce qui limite les à-coups de trésorerie. Aussi, il est pertinent de simuler plusieurs scénarios de versement.

  • Date-clé d’application: à partir du 1er janvier 2025
  • Taux global de prélèvements sociaux maintenu à 17,2 %
  • Assurance et compte-titres: tous les types de contrats sont visés
  • Retraits: capital et rente touchés selon leurs propres règles
  • Gains de 2025 et après: la nouvelle CSG s’applique

Assurance ou compte-titres: ce qui change selon le support

Dans un contrat d’assurance, les intérêts du fonds en euros subissent les prélèvements sociaux au fil de l’eau. Depuis 2025, la part de CSG intégrée à ces ponctions a augmenté. Pour les unités de compte, l’imposition sociale intervient au dénouement, ou lors des rachats. Ainsi, la date de constatation des gains reste déterminante.

Sur un support en compte-titres, l’imposition sociale intervient généralement à la sortie. Les plus-values constatées lors d’un retrait sont soumises aux prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %. En revanche, la part de CSG dans cette enveloppe est rehaussée, conformément au nouveau cadre. Par conséquent, l’optimisation du calendrier de retrait conserve toute son importance.

Les arbitrages internes n’effacent pas la pression sociale, mais ils peuvent la décaler. Vous pouvez, par exemple, réduire la réalisation de plus-values sur une même année civile. Aussi, la répartition entre fonds en euros et unités de compte doit être revue en fonction de votre horizon. À ce titre, la gestion pilotée peut aider à lisser les effets.

Déductibilité, PFU ou barème: comment raisonner

La hausse de la CSG s’inscrit dans un cadre où le total des prélèvements sociaux reste inchangé. Ainsi, l’impact dépend de votre choix entre PFU et barème sur la part de gains, le cas échéant. En revanche, la structure interne CSG/levies peut influer sur certaines déductions possibles. Aussi, un contrôle de vos options fiscales reste utile chaque année.

Pour éviter les mauvaises surprises, simulez plusieurs combinaisons. Comparez le net perçu en cas de rachat partiel en capital, avec ou sans option pour le barème. Par conséquent, vous identifierez le seuil à partir duquel l’arbitrage devient favorable. En bref, la décision doit intégrer à la fois impôt sur le revenu et contributions sociales.

Décisions pratiques: que faire en 2026

Commencez par cartographier vos flux à venir: besoins de trésorerie, âge de départ, rentes visées. Ensuite, mettez à jour vos hypothèses de rendement et de prélèvements. Ainsi, vous visualiserez l’effet de la nouvelle CSG sur vos gains 2025 et suivants. En bref, la planification reste votre meilleur allié.

Évitez les retraits dictés par l’urgence. Une sortie précipitée peut déplacer la pression fiscale sans gain réel. En revanche, un lissage sur plusieurs années répartit mieux les impacts. Aussi, la transformation partielle en rente peut sécuriser un revenu régulier.

Discutez avec votre intermédiaire pour confirmer la mécanique propre à votre contrat. Les modalités diffèrent selon l’assureur, la plateforme et la nature des supports. Par conséquent, les frais et la fiscalité se combinent de manière spécifique. Désormais, un audit annuel s’impose pour tout plan d’épargne retraite, y compris un PER ouvert depuis longtemps.

À lirePER : les limites à respecter pour ouvrir un nouveau contrat âge, frais et plafond fiscal 10%

Enfin, gardez le cap sur votre horizon de vie. La hausse de la CSG ne remet pas en cause l’intérêt du long terme. Ainsi, la diversification, les versements programmés et la maîtrise du risque restent clés. De plus, la cohérence avec vos autres poches d’épargne fait la différence.

Crédit photo © DivertissonsNous