À l’approche du départ, une question revient souvent : jusqu’où peut monter le montant de vos pensions de retraite ? Le sujet mérite clarté, car les règles mêlent plafond légal, points complémentaires, décote et surcote. Ainsi, vous pouvez anticiper vos choix et éviter les mauvaises surprises.
Quel est le plafond de la pension de base en 2024 ?
Le régime général fixe un cadre simple. La pension de base ne peut dépasser 50 % du salaire annuel moyen retenu, lui-même limité au plafond de la Sécurité sociale. Ainsi, vos pensions de retraite s’appuient d’abord sur ce socle légal.
Concrètement, le plafond annuel de la Sécurité sociale 2024 est de 46 368 €, soit 3 864 € par mois. Par conséquent, la pension de base maximale atteint environ 1 932 € brut par mois (soit 50 % du plafond mensuel). Ce montant reste théorique si vous n’avez pas le taux plein.
Le taux plein dépend de la durée d’assurance validée. En cas de trimestres manquants, une décote s’applique, à raison de 1,25 % par trimestre, dans la limite de 25 %. À l’inverse, si vous prolongez, une surcote de 1,25 % par trimestre augmente votre base.
« Le plafond légal vise la pension de base ; la complémentaire peut ensuite augmenter le total, selon la carrière. »
Le rôle du PASS et des “25 meilleures années”
Le calcul du salaire annuel moyen retient vos 25 meilleures années. En revanche, chaque année prise en compte est plafonnée au PASS de l’année. Ainsi, une année très élevée au-delà du PASS ne booste plus le calcul.
À lirePensions de retraite: bonne nouvelle toutes les dates de versements en 2025De plus, le PASS évolue chaque année avec les salaires. Votre historique reste donc borné par ces plafonds successifs. Dans les faits, ce mécanisme limite la base mais n’empêche pas des pensions de retraite plus confortables grâce à la complémentaire.
- 50 % : taux maximal de la pension de base.
- 46 368 € : PASS annuel 2024.
- 3 864 € : PASS mensuel 2024.
- 1 932 € : base maximale mensuelle théorique en 2024.
- 1,25 % par trimestre : décote et surcote de base.
Agirc‑Arrco : existe‑t‑il un plafond pour la complémentaire ?
La retraite complémentaire des salariés du privé suit une logique en points. Vous cotisez sur deux tranches, avec des contributions jusqu’à 8 PASS pour la tranche 2. Ainsi, plus vous gagnez et cotisez, plus vous cumulez de points.
Il n’existe pas de plafond légal unique sur la complémentaire. En pratique, la somme de vos points reflète votre carrière et vos salaires. Par conséquent, le total de vos pensions de retraite dépasse souvent la seule base, parfois de façon notable.
Depuis l’accord de l’automne 2023, le fameux malus temporaire a disparu à compter du 1er décembre 2023 pour les nouveaux partants. De plus, la valeur du point fait l’objet d’une revalorisation périodique. Le net payé varie ensuite selon les prélèvements sociaux.
Minima, réversion et cumul emploi‑retraite : garde‑fous et leviers
Si votre pension reste modeste, des filets existent. Le minimum contributif relève la base pour les carrières complètes modestes. Par ailleurs, la pension de réversion obéit à des conditions, souvent avec un plafond de ressources. Ainsi, certains foyers conservent un revenu de remplacement stable.
Le cumul emploi‑retraite offre un levier supplémentaire. Désormais, un cumul “créateur de droits” existe sous conditions, avec une nouvelle liquidation à la clé. En revanche, les règles diffèrent selon les régimes. Prenez conseil avant de reprendre une activité pour préserver vos pensions de retraite.
Vérifier et sécuriser son montant : les étapes clés
Commencez par contrôler votre relevé de carrière. Repérez les trous, salaires manquants et anomalies. Ainsi, vous fiabilisez la base de calcul et anticipez le niveau de vos pensions de retraite.
Ensuite, faites des simulations avec différents âges de départ. De plus, étudiez les rachats d’années d’études ou incomplètes : jusqu’à 12 trimestres selon le dispositif, avec deux options de rachat. Par conséquent, vous pouvez réduire la décote ou viser une meilleure base, surtout si une surcote de 1,25 % par trimestre vous semble atteignable.
Pensez aussi aux impacts fiscaux et sociaux. Les contributions (CSG, CRDS, CASA) influent sur le net perçu. En bref, vérifiez vos taux, comparez le net attendu et arborez une stratégie en phase avec vos besoins. Une carrière bien tracée reste la clé d’un montant cohérent et durable.
Cas particuliers et points d’attention
Carrières hachées, temps partiel, expatriation : ces parcours demandent un examen fin. Ainsi, les périodes assimilées ou validées gratuitement peuvent sauver des trimestres. En revanche, l’absence de justificatifs bloque les validations. Conservez vos bulletins et attestations le plus tôt possible.
Les indépendants, artisans et commerçants relèvent d’un cadre aligné sur le régime général pour la base. De plus, leurs complémentaires diffèrent selon l’activité. Par conséquent, les estimations doivent intégrer chaque caisse, sans oublier les régimes fermés. Un bilan global évite des écarts de plusieurs centaines d’euros.
Ce qu’il faut retenir pour agir dès maintenant
Le plafond de la base découle du PASS et du taux plein. Ainsi, une limite existe bien côté régime général : 50 % du salaire moyen plafonné. En revanche, la complémentaire à points n’impose pas un plafond unique. Le total final dépend donc de votre trajectoire salariale et de vos cotisations.
À lirePensions de retraite : les caisses avancent le paiement en décembre, versement possible avant Noël selon la caisseVérifiez vos périodes, corrigez vos relevés et simulez plusieurs âges. De plus, mesurez l’intérêt d’un rachat ciblé et d’un départ décalé. Par conséquent, vous arbitrez entre départ plus tôt et montant plus haut. Cette méthode permet de sécuriser votre horizon financier.
Enfin, notez que les règles évoluent régulièrement. Tenez compte des revalorisations, des coefficients et des seuils applicables. Ainsi, vous prenez des décisions informées, au bon moment, pour des pensions de retraite adaptées à votre vie. Une préparation méthodique fait souvent toute la différence.
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