Vous avez reçu un courrier annonçant une hausse de frais sur votre assurance-vie ? Beaucoup d’épargnants s’interrogent, car la signature d’un contrat semble fixer les règles. Ainsi, voici ce que prévoient les textes et ce que vous pouvez faire.
Changer les frais après signature : ce que permettent les textes
En droit, tout part du contrat. Les frais sont décrits dans les conditions et leurs annexes. Ainsi, si une clause prévoit un barème « susceptible d’évolution », l’assureur peut l’ajuster, dans les limites indiquées. De plus, un plafond ou une fourchette doit être mentionné pour encadrer la marge.
A l’inverse, quand rien n’autorise explicitement la variation, une hausse nécessite un avenant accepté. Dans ce cas, l’assureur doit solliciter votre accord préalable, noir sur blanc. Pour un contrat d’assurance-vie collectif, l’association souscriptrice peut décider, mais une information loyale reste obligatoire. En bref, sans base écrite et lisible, la modification est contestable.
L’information n’est pas qu’un formalisme. La notification doit préciser la nature du frais, la date d’effet et l’impact estimé. Par conséquent, vous devez disposer d’un délai raisonnable pour agir. Néanmoins, la loi ne fixe pas toujours un nombre de jours précis.
« Pas de hausse sans base contractuelle et information claire. »
Quels frais peuvent bouger, et dans quelles limites ?
Les hausses visent surtout les frais sur versements, les frais de gestion annuels et les frais d’arbitrage. Sur unités de compte, l’effet se voit sur le rendement net. Ainsi, un point de gestion en plus peut coûter cher dans la durée. Pour l’assuré, la vigilance s’impose, surtout pour un contrat d’assurance-vie riche en supports dynamiques.
À lireAssurance-vie 2025: le rendement minimum à viser pour dépasser le Livret A à 1,70%Les frais des supports eux-mêmes peuvent évoluer. Quand une société de gestion relève les coûts d’un fonds, l’assureur peut répercuter. En revanche, ces frais internes s’additionnent à ceux du contrat, ce qui brouille la lecture. Aussi, demandez une fiche claire avant tout arbitrage.
- Relisez conditions, annexes et notices tarifaires récentes.
- Vérifiez la clause de variation et les plafonds indiqués.
- Comparez l’ancien et le nouveau barème, item par item.
- Négociez un geste (arbitrages gratuits, maintien temporaire).
- En cas de litige, saisissez réclamations puis le médiateur.
Vos réflexes si les frais augmentent
Face à une hausse, commencez par rassembler vos documents. Comparez l’ancien barème et le nouveau, ligne par ligne. Ainsi, vous visualiserez l’écart sur la durée et les montants versés. Ensuite, contactez le service client pour confirmer la date d’effet sur votre assurance-vie.
Tentez une solution pratique, avant le bras de fer. Vous pouvez négocier des arbitrages gratuits, ou un geste commercial temporaire. De plus, certains acteurs acceptent de maintenir l’ancien barème sur les versements programmés. En revanche, formalisez toujours l’accord par écrit.
Garance — Garance Epargne est un contrat connu pour sa gestion simple et descriptive. Pour sécuriser vos frais, vérifiez le dernier barème disponible et échangez avec l’assureur sur les options d’allocation.
Si le désaccord persiste, saisissez le service réclamations par écrit, avec pièces à l’appui. Gardez toutes les notifications et captures datées. Par conséquent, vous pourrez ensuite saisir le médiateur si la réponse ne vous satisfait pas. Dès lors, un avis indépendant pourra clarifier vos droits.
Ce que regardent les autorités
Côté supervision, la ACPR veille à la qualité de l’information précontractuelle et périodique. La DGCCRF peut intervenir en cas de pratiques commerciales trompeuses. Ainsi, une promesse de « 0 frais » non tenue, sans clause de variation, expose l’émetteur. En pratique, l’autorité regarde le respect des notices, des plafonds et de la clarté pour l’épargnant dans l’assurance-vie.
Linxea — Linxea Vie s’adresse aux profils qui suivent de près leurs frais. Avant tout versement, comparez la fiche tarifaire et les conditions d’arbitrage afin d’éviter une mauvaise surprise.
La gouvernance produit progresse, sous l’impulsion réglementaire. De plus, de nombreux acteurs publient désormais des grilles standardisées. Pourtant, la dispersion reste forte entre réseaux, plateformes et mutuelles. Aussi, mettez en balance les frais avec la qualité du service, la solidité, et l’architecture de supports.
Questions fréquentes pour protéger votre épargne
Peut-on refuser une hausse qui vous semble injustifiée ? Oui, si elle n’est pas prévue, ou si le plafond est dépassé. Dans les autres cas, vous pouvez réduire vos versements, arbitrer vers des supports moins chargés, ou effectuer un rachat partiel sans fermer votre assurance-vie. Ainsi, vous gardez la main sur votre stratégie.
Garance — Garance Vivacité est un PER à pilotage souple. Pour vérifier l’impact des frais, consultez la notice et demandez le détail des coûts récurrents et ponctuels.
À lireAssurance-vie: 192 milliards d’euros collectés en France, le record 2025 redistribue les cartesQu’en est-il des anciens contrats ? Certains barèmes sont figés, d’autres prévoient une variation encadrée. En revanche, les contrats collectifs portés par une association peuvent évoluer par décision de celle-ci, avec information préalable des adhérents. Par conséquent, lisez les statuts et les avenants envoyés par l’association.
Garance — Garance Sérénité cible les épargnants prudents avec une gestion apaisée. Interrogez le service client sur la politique de frais et sur les alternatives si les coûts montent.
Faut-il changer d’établissement ? Parfois, ouvrir un second contrat apporte souplesse et concurrence. Aussi, comparez la qualité du fonds en euros, l’accès aux ETF, et la réactivité du support. En dernier ressort, alignez vos versements avec la transparence qui vous convient dans votre assurance-vie.
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