Allocations familiales : le report de la majoration rapporte plus d’1 milliard d’euros en 2026

Allocations familiales Le bonus d’âge reculerait à 16 ans dès 2025, plus d’1 milliard d’économies. Impact, calendrier, ménages concernés.

Le gouvernement envisage de décaler la majoration liée à l’âge des allocations familiales. Selon les travaux budgétaires de l’année, ce report concernerait l’entrée dans l’adolescence et ses dépenses spécifiques. Ainsi, la mesure doit produire des économies affichées comme supérieures à 1 milliard d’euros, tout en restant simple à appliquer.

Ce que change le report de la majoration

Actuellement, le supplément pour âge démarre à 14 ans pour chaque enfant éligible du foyer. Avec le projet rendu public, il s’activerait à 16 ans, soit deux ans plus tard qu’aujourd’hui. Par conséquent, la majoration des allocations familiales interviendrait plus tard dans la vie du ménage, dès le cap des 16 ans. De plus, l’État présente ce glissement comme un ajustement de calendrier, et non comme une suppression.

La mise en œuvre interviendrait dès 2025, sous réserve du vote du budget et des textes d’application. D’après les indications publiques relayées par les acteurs sociaux, la règle ne serait pas rétroactive dans son principe. Ainsi, les familles qui perçoivent déjà la majoration la conserveraient jusqu’à ce que l’enfant change d’âge, sans perte immédiate. En revanche, les enfants fêtant leurs 14 ans après l’entrée en vigueur attendraient deux années supplémentaires pour obtenir ce supplément.

Pourquoi ce choix budgétaire maintenant ?

Le gouvernement cherche des marges financières sans relever d’impôt ni créer de nouvelles taxes nationales. Le report de la majoration pèse peu sur la mécanique des allocations familiales, mais il produit un gain rapide et lisible. Ainsi, les services parlent d’économies supérieures à 1 milliard d’euros en année pleine, ce qui pèse dans un budget contraint. D’ailleurs, la mesure reste simple à administrer pour la Cnaf et les caisses locales, ce qui réduit les coûts de transition.

« Deux ans de plus, à cet âge, cela se ressent sur le budget du quotidien. »

Pour les parents, l’adolescence renchérit vite chaque poste du quotidien, souvent de façon cumulative. Cantine, transport, fournitures, sport, tout augmente en même temps, et la marge de manœuvre se réduit. Pourtant, la majorité gouvernementale estime que d’autres aides ciblent déjà ces âges et amortissent une partie du choc. Par conséquent, le soutien arriverait plus tard, mais il resterait présent dans la trajectoire du foyer.

Qui sera concerné, quand et de combien ?

Les familles dont l’enfant aura 14 ans après l’entrée en vigueur patienteront avant de voir le supplément. Selon les barèmes en vigueur, la majoration tourne autour de 65 € par mois et par enfant, même si le montant précis fluctue. Ces montants varient selon les revenus, car la modulation s’applique depuis plusieurs années sur ces prestations. Ainsi, le décalage touchera des ménages différents selon leur tranche et la composition familiale.

  • Vérifier l’espace CAF pour la date d’effet et les droits affichés.
  • Simuler ses droits avec le barème mis à jour dès la publication.
  • Anticiper le budget des 14 à 16 ans, poste par poste.
  • Se renseigner sur l’ARS, les bourses et les aides locales.
  • Contacter un conseiller si la situation familiale évolue.

Les droits en cours ne seraient pas remis en cause, selon les échanges parlementaires et les pratiques habituelles. Ainsi, une famille déjà majorée pour un aîné conserverait le supplément tant que les conditions restent remplies. En revanche, pour un cadet, la majoration des allocations familiales pourrait n’arriver qu’à 16 ans, en fonction de la date d’anniversaire. De plus, la CAF adaptera l’affichage des droits mois par mois, ce qui permettra de suivre la situation.

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Le calendrier précis dépend du vote final et des décrets d’application attendus après le budget. Ensuite, les caisses appliqueront la règle à la date officielle publiée, avec un paramétrage technique progressif. Comme d’habitude, l’actualisation suit l’anniversaire d’un mois sur l’autre, ce qui peut créer un léger décalage. Par conséquent, l’effet réel pourra varier d’un foyer à l’autre selon la date exacte et la situation déclarée.

Gérer le quotidien pendant le décalage

Pour traverser la période, mettez à jour votre budget famille avec une estimation prudente et réaliste. Ainsi, listez les dépenses fixes liées au collège et au lycée, afin d’identifier des leviers. Les allocations familiales restent une base de ressources, mais d’autres aides existent pour compléter l’équilibre. De plus, de nombreux départements proposent des tarifs sociaux pour les transports ou l’équipement scolaire, sous conditions.

L’Allocation de rentrée scolaire peut soulager la fin d’été et compenser une partie des frais. Aussi, les bourses de collège et de lycée restent accessibles selon les revenus, avec des dossiers à déposer à l’établissement. D’ailleurs, les communes ajustent parfois la cantine avec un quotient familial, ce qui allège la facture. Par conséquent, un rendez-vous avec un travailleur social peut ouvrir de nouvelles pistes et sécuriser le parcours.

Points de vigilance et suite du calendrier

Surveillez les communications officielles de la CAF, publiées sur les espaces personnels et dans les courriers. Ainsi, vous saurez quand la règle sur les allocations familiales entrera en vigueur et comment elle s’applique. Le moindre changement de situation familiale doit être signalé rapidement pour éviter un trop‑perçu ou un retard. De plus, un justificatif manquant peut retarder le versement, surtout lors d’un changement d’âge ou d’adresse.

Des associations familiales s’inquiètent de l’impact sur les budgets serrés et la vie quotidienne des adolescents. En revanche, le gouvernement défend un choix responsable pour les comptes publics, afin de financer d’autres priorités. Le débat au Parlement permettra d’affiner les garde‑fous et de préciser les cas particuliers soulevés par le terrain. Ainsi, des clauses de transition pourraient encore évoluer pour protéger des familles à la frontière des seuils.

Le vote final précisera le périmètre et le calendrier retenus, y compris les modalités d’entrée en vigueur. Par conséquent, certains détails techniques resteront ouverts jusqu’à la publication des décrets et des circulaires applicatives. Les familles recevront une notification avant tout changement de leurs allocations familiales, par message ou courrier. En bref, gardez vos documents à jour, suivez les annonces officielles et conservez vos justificatifs récents.

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