Bonne nouvelle pour les jeunes en formation : en 2026, les rémunérations en alternance évoluent à la hausse. Cette revalorisation concerne l’apprentissage comme la gratification de stage, avec des montants indexés sur des barèmes nationaux. Vous pouvez ainsi anticiper votre budget avant de signer.
Ce qui change en 2026 : barèmes, indices et calendrier
Le relèvement attendu en 2026 s’explique par l’indexation des minima légaux. Pour l’apprentissage, la grille reste exprimée en pourcentage du SMIC, qui est actualisé en début d’année. Pour la gratification en entreprise, le calcul s’appuie sur le plafond horaire de la Sécurité sociale. Ainsi, chaque hausse de ces indices entraîne une revalorisation automatique.
Cette mécanique rend les montants prévisibles, même sans chiffres définitifs aujourd’hui. Les employeurs doivent ajuster leurs contrats lors de l’entrée en vigueur des nouveaux barèmes. De plus, les bulletins de paie reflètent ces changements dès la première échéance. En conséquence, les jeunes gagnent en lisibilité et en droits.
Les pouvoirs publics encadrent ces repères pour limiter les écarts de traitement. Le ministère du Travail rappelle les règles, tandis que les organismes de paie appliquent les mises à jour. En revanche, les conventions collectives peuvent prévoir des avantages supérieurs. Cela peut donc renforcer l’attractivité de certains secteurs, y compris pour la gratification minimale de stage.
« En 2026, l’alternance gagne en clarté : barèmes relevés, règles consolidées. »
Apprentissage : pourcentages du SMIC et âges
Contrairement au stage, l’apprentissage est un contrat de travail. La rémunération dépend de l’âge et de l’année d’exécution du contrat. Elle s’exprime en pourcentage du salaire minimum légal. Ainsi, une hausse du SMIC rehausse mécaniquement le salaire brut.
À lireTempête Goretti place la Manche en alerte rouge, écoles fermées vendredi matinLes repères usuels restent les suivants, sous réserve de mise à jour réglementaire. En 1re année : 27 % (16–17 ans), 43 % (18–20 ans), 53 % (21–25 ans), 100 % dès 26 ans. En 2e année : 39 %, 51 %, 61 %, puis 100 %. En 3e année : 55 %, 67 %, 78 %, puis 100 % du SMIC ou du minimum conventionnel, si plus favorable.
- Montants indexés sur le SMIC et les barèmes officiels
- Âge et année de contrat déterminants pour la paie
- Rémunération minimale, suppléments possibles par convention
- Mises à jour en bulletins dès l’entrée en vigueur
- Vigilance sur les avantages non salariaux
Gratification en entreprise pour les conventions de formation
La gratification légale s’applique aux périodes longues en entreprise. Elle devient due au-delà de 2 mois de présence, continue ou non, sur l’année scolaire. Le calcul reste horaire, avec un plancher égal à 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale par heure. Par conséquent, l’augmentation du plafond en 2026 rehausse la somme perçue.
La gratification de stage se verse chaque mois, selon les heures réellement effectuées. Elle peut dépasser le minimum si l’organisme d’accueil le décide. De plus, certains accords internes ajoutent des avantages en nature. Par exemple, une prise en charge repas ou des primes ponctuelles peuvent s’y ajouter.
Sur le plan social, le minimum légal reste en grande partie exonéré. Au-delà de ce seuil, des cotisations peuvent s’appliquer sur la fraction excédentaire. En revanche, la CSG-CRDS ne s’applique pas sur la part minimale. Ce régime spécifique allège le coût pour l’organisation d’accueil et sécurise le versement.
Le cadre légal impose aussi un nombre d’heures de présence encadré. Ainsi, la convention précise durée, missions, tuteur et objectifs pédagogiques. Elle fixe le rythme et les droits associés, dont les congés pour examens. Enfin, l’employeur doit tenir un décompte précis des heures, base du calcul mensuel.
Contrat de professionnalisation : règles spécifiques en 2026
Le contrat de professionnalisation suit une logique différente. Les minima dépendent de l’âge et du niveau de qualification. Ils se situent entre une fraction du SMIC et le SMIC complet, selon le profil. Ainsi, la revalorisation en 2026 s’alignera, elle aussi, sur le relèvement du minimum légal.
Ce contrat ne se confond pas avec un stage, car il crée un lien salarié. Les droits sociaux sont plus larges, notamment en matière de congés payés. De plus, les cotisations s’appliquent selon le droit commun, avec quelques allègements. Par conséquent, le coût et la protection diffèrent de l’apprentissage et de la gratification.
Impacts concrets pour les jeunes et les employeurs
Pour les jeunes, le premier enjeu est le pouvoir d’achat. Les hausses de 2026 soutiennent les dépenses courantes, logement et transport compris. De plus, des aides existent pour compléter ces revenus. On pense à la Prime d’activité dès 18 ans, sous conditions de ressources.
Côté entreprises, l’impact budgétaire doit être anticipé. Les hausses s’appliquent aux nouveaux contrats et aux entrées en cours d’année. En revanche, elles peuvent aussi concerner des contrats en cours à date de révision. Ainsi, un audit paie en fin d’année 2025 limite les écarts et sécurise la conformité.
À lireRevenu pour être riche en France en 2026: voici le seuil mensuel netLes avantages périphériques font souvent la différence. Tickets restaurant, indemnité transport à 50 %, prime d’équipement ou logement peuvent aider. Des indemnités liées à un stage long sécurisent le quotidien, sans alourdir le brut. Par ailleurs, les exonérations de cotisations sur l’apprentissage soutiennent l’embauche.
Avant toute signature, demandez un document récapitulatif clair. Vérifiez la base de calcul, l’horaire de référence et les dates d’effet. Pensez aussi à comparer net et brut, pour éviter les surprises. Enfin, posez vos questions dès l’entretien, y compris avant de signer votre convention de stage.
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