Cancer du poumon : le chauffage au bois augmente le risque, même occasionnellement

Chauffage au bois même ponctuel accroît le risque pulmonaire selon une étude. Adoptez des gestes clés pour limiter l'exposition.

L’hiver ramène les soirées au coin du feu et le chauffage qui rassure. Pourtant, une étude récente alerte sur le risque pulmonaire lié aux foyers au bois, même utilisés sporadiquement.

Ce que révèle l’étude sur le feu domestique

Selon Top Santé, des non-fumeurs exposés à un foyer au bois présentent un risque plus élevé de cancer du poumon. Ainsi, l’usage ponctuel d’un chauffage au bois n’est pas neutre pour les bronches. De plus, l’association persiste après la prise en compte de l’âge et du tabac.

Les chercheurs parlent d’association, pas de preuve causale. Pourtant, la cohérence avec la toxicologie renforce ce signal. Aussi, des particules fines et des composés aromatiques s’accumulent dans l’air intérieur. Cependant, la ventilation et la durée d’exposition moduleraient l’effet observé.

Un feu du week-end paraît anodin, pourtant il émet des polluants persistants. Ainsi, les auteurs signalent une association statistiquement significative chez certains profils. En revanche, le niveau réel d’exposition varie selon le logement. Un poêle récent bien réglé émet moins qu’un foyer ouvert, mais le principe reste le même pour un chauffage au bois.

« Un feu de cheminée n’est jamais anodin pour les poumons, même ponctuel. »

Polluants en cause et mécanismes plausibles

Le bois qui brûle libère des PM2,5, du benzène et des HAP. Ainsi, ces polluants pénètrent profondément et irritent les voies respiratoires. Par conséquent, des dommages répétés peuvent favoriser des mutations cellulaires.

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De plus, la fumée se propage au-delà de la pièce, surtout dans les petits volumes. Aussi, l’odeur ne reflète pas toujours la dose inhalée. Désormais, capteurs et mesures domestiques aident à suivre l’air et adapter le chauffage.

  • Aérer deux fois par jour, 10 minutes, sans sur-refroidir le logement.
  • N’utiliser que du bois sec (taux d’humidité bas) et propre.
  • Préférer l’allumage inversé et éviter les accélérants.
  • Reporter une flambée lors des jours de pic de pollution.
  • Installer des détecteurs de fumée et de CO.

Réduire l’exposition chez soi, sans renoncer à la chaleur

Ainsi, choisissez du bois sec et bien stocké, idéalement certifié. Privilégiez l’allumage inversé pour réduire les fumées à l’allumage. Gardez la porte du foyer fermée et alimentez par petites charges. Un usage réfléchi limite déjà une grande part des émissions.

Aussi, planifiez un ramonage 1 à 2 fois/an, selon les règles locales. Vérifiez l’étanchéité des joints et le tirage du conduit. De plus, installez des détecteurs de CO et de fumée. Un entretien régulier limite l’encrassement et les émissions nocives.

Désormais, surveillez la météo et les bulletins de qualité de l’air. Ainsi, évitez d’allumer lors des jours de pic de pollution. En présence d’enfants, aérez 10 minutes après chaque flambée. En ville, un foyer ouvert devrait rester décoratif, car ce chauffage émet beaucoup.

Choisir, installer et entretenir sans risque

Ainsi, faites dimensionner l’appareil par un professionnel qualifié. Un appareil surpuissant fonctionne en sous-régime et pollue davantage. Respectez les normes en vigueur et les distances de sécurité.

De plus, assurez un apport d’air neuf, via VMC ou grilles dédiées. Stockez le bois à l’abri de l’humidité, loin des pièces de vie. Si possible, optez pour des granulés de qualité, et paramétrez le chauffage avec soin.

Quand s’alarmer et comment se faire accompagner

Ainsi, une toux qui persiste plus de trois semaines mérite un avis médical. De plus, une gêne respiratoire, des sifflements ou des douleurs thoraciques doivent alerter. Par conséquent, ne retardez pas la consultation si vous notez ces signes.

Le tabac reste la première cause de cancer du poumon. Pourtant, des non-fumeurs exposés à la fumée domestique sont aussi concernés. Aussi, pensez au risque de radon dans certaines zones et testez votre logement.

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Désormais, certaines communes restreignent les feux d’agrément lors des pics. En revanche, des aides existent pour remplacer des appareils de chauffage trop anciens. Aussi, un accompagnement énergie aide à arbitrer entre confort et santé. En bref, chacun peut réduire l’impact sans renoncer à la chaleur d’un foyer.

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