LEP, Livret A et PEL: faut-il déclarer les intérêts en 2025 aux impôts?

Impôts 2025 LEP, Livret A, PEL Quels intérêts déclarer et lesquels sont exonérés? Évitez les erreurs en choisissant PFU ou barème.

La période des impôts approche et la question revient: faut-il déclarer les intérêts de vos livrets, dont le LEP, cette année ? Vous voulez éviter les erreurs et ne pas passer à côté d’un avantage fiscal. Voici un guide clair et fiable pour trier ce qui se déclare, et ce qui reste exonéré.

Livret A, LDDS et épargne réglementée: ce qui est exonéré

Les intérêts du Livret A et du LDDS sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Il n’y a donc rien à inscrire dans votre déclaration, car ces gains ne s’additionnent pas à vos revenus. Le LEP suit la même règle d’exonération, sous conditions d’éligibilité liées aux revenus. Ainsi, l’administration ne vous demandera pas de cases à cocher pour ces livrets réglementés.

Ce statut spécial repose sur leur mission d’intérêt général: soutenir l’épargne de précaution et le financement public. De plus, votre banque calcule les intérêts au 31 décembre et capitalise au 1er janvier suivant. Vous n’avez pas à transmettre de justificatif pour ces produits exonérés. En revanche, vérifiez les montants préremplis ailleurs dans la déclaration, si vous détenez des placements imposables.

Cas particuliers: ouvertures, clôtures et transferts

Vous avez ouvert ou fermé un livret en cours d’année ? Les intérêts restent régis par le statut du produit, y compris pour un LEP si vous y avez droit. La banque applique le prorata de détention et capitalise selon les règles en vigueur. Par conséquent, un transfert n’entraîne pas, à lui seul, de ligne à déclarer.

« Les intérêts des livrets réglementés ne se reportent pas dans la déclaration, sauf changement de statut fiscal du produit. »

Gardez vos relevés annuels et l’IFU, même pour les livrets exonérés. Ainsi, vous pouvez contrôler la bonne prise en compte par votre banque. Aussi, conservez les justificatifs de clôture ou de transfert en cas de demande ultérieure. En bref, classez l’ensemble par année civile.

PEL et autres placements: quand la fiscalité s’invite

Les intérêts d’un PEL ouvert depuis 2018 subissent le PFU de 30 % (dont 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux). La banque prélève à la source, puis déclare ces montants à l’administration. Vous pouvez opter pour le barème progressif, si cela vous avantage. En comparaison, un produit réglementé comme le LEP garde un régime d’exonération.

  • Récupérez votre IFU auprès de la banque.
  • Vérifiez les montants préremplis dans la déclaration.
  • Comparez PFU et barème selon votre tranche d’imposition.
  • Corrigez sans attendre en cas d’erreur repérée.
  • Conservez les justificatifs durant plusieurs années.

Pour un PEL plus ancien, la règle diffère. Avant son 12e anniversaire, l’impôt sur le revenu ne s’applique pas, mais les prélèvements sociaux restent dus. Après 12 ans, l’imposition sur le revenu s’ajoute, sous PFU ou barème sur option. Ainsi, l’année d’ouverture et l’âge du plan guident la fiscalité.

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Les comptes à terme et livrets bancaires non réglementés suivent le PFU par défaut. En revanche, certaines enveloppes comme le PEA relèvent d’un cadre à part, avec des conditions spécifiques. Prenez le temps d’identifier le régime de chaque ligne d’épargne. Par conséquent, vous ajustez vos arbitrages entre produits imposables et régulés, dont le LEP pour les ménages éligibles.

Déclaration pratique: formulaires, options et vérifications

La déclaration arrive souvent préremplie, grâce aux données transmises par les établissements. Vérifiez les cases dédiées aux intérêts et ajustez si besoin. Aussi, regardez l’option PFU ou barème, car elle impacte votre impôt final. Un produit exonéré, comme le LEP, ne doit pas apparaître dans les lignes imposables.

En cas de retenue à la source, contrôlez l’acompte déjà payé. Ainsi, vous évitez un double comptage lors de la validation. Par ailleurs, corrigez les IBAN ou références erronées qui bloquent un remboursement. En bref, finalisez la déclaration après une relecture posée.

Épargne de précaution: arbitrer sans pénaliser vos objectifs

Commencez par une épargne de sécurité sur des livrets liquides et sûrs. Ainsi, vous couvrez les dépenses imprévues sans vendre d’actifs au mauvais moment. De plus, un coussin de trois à six mois de charges reste une référence utile. En revanche, le surplus peut viser d’autres objectifs, avec ou sans fiscalité.

Pour les revenus modestes, le LEP sert de pilier grâce à son régime protecteur. Mettez à jour vos justificatifs auprès de la banque pour vérifier l’éligibilité. Désormais, l’établissement contrôle vos droits chaque année. Par conséquent, le plafond spécifique et la capitalisation soutiennent une épargne plus résiliente.

Révisez votre mix d’épargne au moins une fois par an. Aussi, confrontez rendement net, horizon et risque, puis décidez en connaissance de cause. En bref, l’optimisation passe par des règles simples, tenues dans la durée. Votre organisation réduit les oublis et sécurise vos choix fiscaux.

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