PER : les limites à respecter pour ouvrir un nouveau contrat âge, frais et plafond fiscal 10%

Ouvrir un PER exige des choix éclairés. Âge, frais, transferts 1% et plafond fiscal 10% à maîtriser avant de souscrire.

Face à la hausse des taux et aux offres qui se multiplient, vous envisagez d’ouvrir un nouveau PER. Cette idée peut être pertinente, à condition de connaître les règles et limites qui s’appliquent. Ainsi, vous évitez les erreurs coûteuses et maximisez vos droits fiscaux.

Ouvrir un nouveau plan : droits, mais aussi limites

Depuis la loi PACTE de 2019, vous pouvez détenir plusieurs plans retraite. Le cadre est souple, car chaque contrat a ses propres supports et frais. En revanche, le plafond fiscal de déduction est unique et se partage entre tous vos contrats. Par conséquent, un nouveau plan n’offre pas un nouveau plafond, mais une nouvelle enveloppe d’investissement.

Les transferts sont autorisés d’un établissement à l’autre, avec des frais encadrés. Ils sont plafonnés à 1% si le plan a moins de 5 ans, puis tombent à 0% au-delà. De plus, vos droits sont répartis en « compartiments » (versements volontaires, épargne d’entreprise, cotisations obligatoires). Aussi, le nouveau contrat doit accepter le ou les compartiments que vous transférez, sinon vous devrez conserver l’ancien.

Fiscalité : un plafond unique à respecter

La déduction à l’entrée reste le moteur du dispositif, mais elle est strictement plafonnée. Elle correspond à 10% de vos revenus professionnels (avec un minimum de 10% du PASS), dans la limite légale applicable, ou via l’enveloppe épargne-retraite disponible. En cas de multi-contrats, le plafond se mutualise : vous ne pouvez pas le dépasser en cumulant les versements. De plus, les plafonds non utilisés des 3 ans précédents peuvent être reportés, ce qui mérite un calcul fin.

« Avant de souscrire un nouveau plan, vérifiez votre plafond fiscal disponible et l’utilité d’un transfert par rapport à une simple réallocation. »

La sortie au moment de la retraite reste souple, en capital, en rente, ou en combinant les deux. Pourtant, les frais et les options diffèrent selon les assureurs ou teneurs de compte. Ainsi, certaines offres facturent la conversion en rente ou les arbitrages. En bref, étudiez le règlement, car une option absente aujourd’hui ne se rattrape pas toujours demain.

Transférer ou multiplier les contrats ?

Un deuxième contrat peut ouvrir l’accès à de meilleurs supports ou à un fonds en euros plus protecteur. De plus, un transfert peut réduire vos frais récurrents si la nouvelle grille est plus légère. En revanche, certains fonds en euros « boostés » ne récompensent que les nouveaux versements, pas l’épargne transférée. Le bon choix dépend donc de vos objectifs, de vos frais actuels et du niveau de service proposé pour votre PER.

  • Calculez l’enveloppe fiscale disponible avant tout versement.
  • Comparez les frais : versement, gestion, arbitrage, rente.
  • Vérifiez l’acceptation des trois compartiments lors d’un transfert.
  • Demandez le calendrier précis et les étapes de transfert.
  • Confirmez la clause bénéficiaire et les options de sortie.

La procédure impose souvent un « certificat de transfert » fourni par l’ancien organisme. Ensuite, le nouvel établissement récupère l’historique et l’actif financier selon les compartiments. Aussi, le calendrier peut s’étirer si vous détenez de nombreuses unités de compte. Par conséquent, anticipez si vous visez une opération avant la fin d’année fiscale.

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Le choix du support juridique compte. Un contrat assuré protège la transmission via la clause bénéficiaire, quand un plan en compte-titres applique le droit commun de la succession. De plus, la nature des supports diffère et influence votre profil de risque. Ainsi, aligner véhicule, frais et horizon de placement reste déterminant.

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Frais et performance : lire entre les lignes

Un écart de frais modeste pèse lourd sur la durée. Entre 1% et 0,50% de frais annuels de gestion, la différence devient importante en vingt ans. De plus, les frais d’arbitrage et de rente s’ajoutent parfois. Pour un investisseur patient, un PER avec frais maîtrisés et une allocation pilotée peut faire la différence.

Les rendements des fonds en euros remontent, mais les bonus sont souvent conditionnels. Aussi, certaines offres imposent une part minimale d’unités de compte pour obtenir un taux majoré. En revanche, des fonds en euros performants refusent l’épargne transférée et n’accueillent que les nouveaux versements. Vérifiez donc les conditions précises avant d’arbitrer.

Bonnes pratiques avant d’ouvrir un nouveau contrat

Clarifiez vos objectifs : réduction d’impôt, diversification, ou transmission. De plus, gardez une épargne de précaution hors retraite pour absorber les imprévus. Ainsi, vous évitez les retraits anticipés, limités à des cas spécifiques comme l’achat de la résidence principale. Votre horizon d’investissement guide ensuite le niveau de risque acceptable.

Faites des simulations avec et sans déduction pour mesurer l’intérêt réel. Par exemple, dans une tranche marginale élevée, l’avantage immédiat peut être fort. En revanche, si votre taux d’imposition baisse fortement à la retraite, l’équilibre change. Un simulateur simple et des scénarios prudents aident à calibrer vos versements sur le PER.

Lisez la notice : frais, arbitrages, pilotage de l’allocation, et clause bénéficiaire. Désormais, beaucoup d’acteurs proposent des gestions pilotées par horizon, utiles pour sécuriser à l’approche de la retraite. Aussi, contrôlez les options de rente et les frais afférents. Une rédaction claire évite les malentendus au moment crucial.

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Multipliez les contrats seulement si l’utilité est avérée : supports distincts, service premium ou meilleure gestion. De plus, conservez une cohérence globale entre vos plans pour suivre facilement vos objectifs. Un suivi annuel vous aide à ajuster votre PER sans précipitation. Enfin, en cas de profil complexe, un second PER peut compléter le premier sans dupliquer les coûts.

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