LEP à 1,90 % dès février 2026: la baisse réduit les intérêts des foyers

LEP à 1,90 % dès février 2026 Baisse des intérêts chiffrée et gestes par quinzaine pour limiter l'effet sur votre budget.

Le sujet revient déjà sur la table domestique: et si le taux du LEP passait à 1,90 % dès février 2026 ? Ce scénario inquiète, car il touche l’épargne de précaution des ménages modestes. Ainsi, chacun veut savoir ce que cette baisse changerait vraiment sur son budget.

Ce qui change en février 2026

Le livret populaire vise un objectif clair: protéger le pouvoir d’achat des foyers éligibles. Son taux est révisé deux fois par an, selon une formule liée à l’inflation et aux taux courts. Si la prochaine révision fixe le rendement à 1,90 %, le LEP resterait avantageux face aux comptes courants non rémunérés. Cependant, la marche descendante pèserait sur les intérêts annuels.

Concrètement, l’impact dépend du solde moyen détenu toute l’année. Par exemple, un capital de 5 000 € génère 95 € d’intérêts par an à 1,90 %. Avec 10 000 €, vous obtenez 190 € sur douze mois. De plus, la rémunération est calculée par quinzaine, ce qui encourage un peu d’organisation.

Quel impact pour votre budget ?

Pour mesurer l’effet réel, il faut raisonner en différence annuelle. Ainsi, comparez vos intérêts attendus à 1,90 % avec ceux d’un taux antérieur plus élevé utilisé en 2025, à titre d’exemple. Si votre livret affichait 3,00 % jusqu’à fin 2025, l’écart serait de 1,10 point. De plus, l’effet se voit mieux en euros qu’en pourcentage, surtout pour le LEP.

« Un point de taux en moins, c’est un budget qui se tend, surtout quand la marge de manœuvre est déjà étroite. »

Voici des repères pratiques pour une simulation simple. À 1 000 €, le gain annuel à 1,90 % serait d’environ 19 € (contre 30 € à 3,00 %). À 3 000 €, on passe à 57 € (contre 90 €). Enfin, autour de 7 500 €, cela donne 142,5 € (contre 225 €). Par conséquent, la “perte” annuelle varie d’environ 11 € à 82,5 € selon ces montants, dans ce scénario.

Les bons gestes pour amortir la baisse

Première étape, l’organisation. Anticipez vos mouvements d’argent pour lisser l’année. Ainsi, limitez les découverts qui coûtent cher, et planifiez les dépenses saisonnières. De plus, gardez votre épargne de sécurité à portée, sans vous priver inutilement.

  • Vérifiez votre éligibilité et régularisez les justificatifs si besoin.
  • Ajustez les virements automatiques pour coller à vos échéances.
  • Réservez un coussin de 2 à 3 mois de dépenses courantes.
  • Décalez les dépôts juste avant une quinzaine pour optimiser le calcul.
  • Suivez vos intérêts cumulés chaque trimestre pour garder le cap.

Le calcul par quinzaine crée de petits leviers. Déposer juste avant le 1er ou le 16 du mois maximise la période rémunérée. À l’inverse, retirer juste après ces dates limite la perte d’intérêts. Ainsi, de bons réflexes valent souvent plus qu’un dixième de point.

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Surveillez aussi votre plafond. Le plafond du livret reste de 10 000 € hors intérêts capitalisés. En revanche, une fois rempli, n’empilez pas d’argent inactif sur le compte courant. Aussi, si vous êtes proche du plafond, arbitrez avec votre budget pour garder un filet de sécurité sur le LEP.

Questions fréquentes et points de vigilance

Comment vérifier votre droit d’ouverture ou de maintien ? Appuyez-vous sur votre dernier avis d’imposition, et regardez le revenu fiscal de référence ainsi que le nombre de parts. Désormais, beaucoup de banques facilitent la mise à jour en ligne. Ainsi, conservez ces documents pour éviter toute suspension.

Quid de la fiscalité ? Les intérêts du livret sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Par conséquent, le rendement affiché est net, ce qui simplifie la comparaison. Un seul livret par personne est autorisé, mais chaque membre d’un couple éligible peut détenir son propre LEP.

Se projeter jusqu’à 2026, sans stress inutile

Le principal est de traduire la baisse en euros, pas en angoisse. Faites le total de vos intérêts attendus à 1,90 % pour l’année 2026. Ensuite, décidez s’il faut compenser par une épargne progressive ou par quelques dépenses différées. Ainsi, vous maintenez l’utilité sociale et budgétaire de votre LEP sans décisions hâtives.

Et les alternatives ? Les supports plus rémunérateurs portent plus de contraintes ou de risques. En revanche, un fonds en euros ou un compte à terme peut avoir sa place, selon votre horizon. Par conséquent, comparez soigneusement les frais, la disponibilité, et les conditions de sortie avant d’agir.

Enfin, gardez l’œil sur le calendrier des révisions. La prochaine étape intervient en février 2026, puis à l’été, sauf décision contraire. En bref, mettez à jour votre suivi au moins deux fois l’an, et ajustez vos virements si besoin. Ainsi, vous gardez le contrôle sur une épargne de précaution simple comme le LEP.

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