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Ce que cherche un foyer: goût, sécurité, budget
Le premier réflexe vise le goût et les odeurs de chlore. Viennent ensuite des craintes concrètes: plomb lié aux vieux tuyaux, nitrates en zone rurale, PFAS et microplastiques. La question finale touche au coût: combien par litre, et sur la durée.
Les tests indépendants montrent de forts écarts entre systèmes. Le charbon actif améliore goût et odeur, et retient certains pesticides. L’échange d’ions aide sur le calcaire et quelques métaux. L’osmose inverse va plus loin sur PFAS, nitrates et microplastiques, au prix d’un débit plus faible et d’un rejet d’eau.
« Je veux garder l’eau du robinet, mais sans goût de piscine, et avec une vraie garantie contre le plomb pour mes enfants. »
Ce que révèlent les essais comparatifs
Au banc d’essai, le débit et la capacité font la différence au quotidien. Certains produits filtrent vite, d’autres exigent patience. L’efficacité baisse en fin de vie de cartouche: un point clé que peu d’acheteurs anticipent.
Vérifiez les logos de certification NSF/ANSI. La norme 42 couvre goût et chlore, la 53 cible des risques santé comme le plomb, la 401 regarde des contaminants émergents, dont certains PFAS. En France, exigez aussi une attestation ACS sur les matériaux en contact avec l’eau.
Choisir entre carafe, robinet filtrant, sous-évier et osmose inverse
La carafe filtrante reste simple et abordable. Elle atténue chlore, goût et parfois une partie des pesticides. Elle sert peu de volume et doit rester au réfrigérateur pour limiter le risque microbien. Changez la cartouche selon l’eau et la notice, souvent toutes les 4 semaines ou un nombre de litres.
Le filtre sur robinet s’installe sans percer et convient aux locataires. Il combine souvent charbon actif et résines, avec des promesses sur le plomb ou le cuivre quand il est certifié NSF/ANSI 53. Le débit chute parfois fortement en mode filtré. Bon réflexe: basculer sur le mode non filtré pour la vaisselle.
« Cherchez une certification adaptée au risque ciblé, puis tenez le rythme d’entretien: c’est là que se joue l’efficacité réelle. »
Le sous-évier ajoute du confort avec un petit robinet dédié. Les systèmes multi-étapes gèrent mieux les pesticides et les microplastiques via une ultrafiltration fine, tout en gardant des minéraux. Prévoyez un changement annuel des éléments et un contrôle des joints.
Osmose inverse: à réserver aux cas ciblés
L’osmose inverse bloque très bien PFAS, nitrates, arsenic et bien d’autres composés. Elle enlève aussi beaucoup de minéraux, ce qui peut changer le goût. Le système prend de la place et produit un rejet d’eau. Il convient plutôt aux besoins précis, confirmés par une analyse locale.
Demandez une analyse d’eau récente avant d’investir. Vérifiez la présence de pré-filtres, d’un éventuel module de reminéralisation et la pression minimale requise. Calculez le coût de remplacement des membranes et cartouches, car il pèse sur le budget.
Entretien, coût par litre et impact
Le bon calcul passe par le coût par litre. Ajoutez le prix de la cartouche, sa durée, et le volume réel bu par la famille. Comparez au prix des bouteilles et au confort d’usage. Beaucoup de foyers s’y retrouvent après quelques mois.
L’hygiène change tout. Rincez la cartouche neuve, lavez le réservoir chaque semaine, gardez la carafe au réfrigérateur. Ne filtrez jamais de l’eau chaude. Si l’eau filtrée devient trouble ou sent mauvais, jetez-la et remplacez la cartouche.
Pensez environnement. Les filtres réduisent la part de plastique à usage unique par rapport aux bouteilles. Rapportez les cartouches vers des points de recyclage quand c’est prévu, ou choisissez des recharges. Un adoucisseur de maison règle le calcaire, mais on ne boit pas son eau sans dérivation dédiée.
Crédit photo © DivertissonsNous